Récemment ta requête arrivait, insistante,
En la huche à courriels de nos rhétoriciens
À qui tu proposais un lunch rabelaisien
Dans un resto sympa, à l’ambiance invitante.
Peu après on te fit l’annonce sidérante :
D’une maladie grave tu étais atteint,
Un mal qu’aucun remède à mater ne parvient,
Qui s’intensifiera de façon foudroyante.
À ce désagrément tu as dû faire face,
Et malgré ton tourment, tu sus rester sagace ;
Comme toujours tu as manœuvré avec tact.
En pilote aguerri amorçant un virage,
Dans le dessein de se poser sur le tarmac,
Tu sus gérer ta mort comme un atterrissage.
À l’instar de Michel, nous franchirons le seuil,
Quand nous amorcerons du cercueil l’abordage,
Au moment où l’Ankou nous clignera de l’œil.
