Les parasites du désespoir
Ont contaminé nos vies.
Tournant en rond, broyant du noir,
Chaque soir, la dose de « news séries ».
Chaque jour, la perspective morose
Amène son lot de désespoir.
Le soleil brille ! Là, l'on suppose
Qu'il fera bien trop chaud ce soir…
Survivre, l'on devient coupable
D'en rajouter : « l'effet de serre ».
Faut vite mourir, bien convenable,
Qu'on ne consomme pas… l'atmosphère !
Et dans ce grand magma candide
Où chacun donne son opinion,
Télé experte du beau con vide,
En traitant les fous… de cons !
Ils ne le sont pas ! Même le contraire :
Perfides, très fins, malins, ravis,
Ils doivent en rire, jouir, grégaires,
Voir qu'on gobe leurs conneries !
Le blanc est noir ! Le menteur expert :
— Le noir demain, un blanc nouveau.
N'est-ce pas marrant de les voir faire ?!
Le consensus n'est-il pas beau ?!
Les parasites du désespoir,
Ils nous font oublier qui l'on est.
Des steaks mouvants broyant du noir ?!
Des sans-âmes, des anesthésiés ?!
Dont même la chenille, sur une feuille,
Commence à se poser des questions.
S'il va devoir en faire le deuil,
De l'Homme… ravi d'un papillon !
Au désespoir, tout le contraire
N'est pas l'espérance, voyons :
C'est ce qui fait le fun sur Terre ;
En toute chose, c'est l'action…
Et à la fin, l'unique recette
Que la grand-mère m'a léguée :
À son esprit… la reconquête !
À son âme… toute la dignité !
La Vie ?! C'est le symbole du geste,
Quand même l'âme la plus simple
Franchit enfin « son Everest »,
Inconnue, brave, joyeuse, humble…
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Poème écrit par
Jacques AADLOV - DEVERS
Inconnue, Brave, Joyeuse, Humble…
Tous droits réservés © Poème posté le 19/07/2026 par Jacques AADLOV - DEVERS
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