Dans la brume glisse l'ombre d'une autre vérité,
ou derrière chaque rocher se cache un mystère,
là naissent des récits et des légendes de la mer,
entre les arbres détenteurs de murmures secrets.
Sous la lueur des phares l'Armor se fait conteuse,
là où dansent les korrigans*, où l'ankou* lui veille,
à la frontière des mondes où rien n'est plus pareil,
chaque chemin mène vers des allégories fauteuses.*
du revenant de Tévennec* aux lavandières de la nuit*,
le pain des morts de Locronan* au Bugul-noz* la bête,
à l'ombre du vampire de l'île de Sein* faisant ici la fête,
dans un souffle glacé, les mythes s'invitent aujourd'hui.
Puis le légendaire cavalier de l'obcurité, le roi Marc'h*,
prédisant les désastres maritimes aux pêcheurs bretons,
quand résonne le son des sabots de son cheval Morvac'h*.
Arthur combattant le féroce dragon avec une simple lame,
en trois jours de combat sans pouvoir arriver à le vaincre,
peu de temps avant que débarque sur la grève Saint Efflam*.
Poème écrit par
Okami
Mythes et légendes de l'Amor
1
*korrigan = est une créature légendaire de Bretagne comparable au
lutin.Bienveillant ou malveillant selon les cas, il peut faire preuve
d'une extrême générosité, mais est capable d'horribles vengeances.
*l'Ankou = est une personnification spectrale de la communauté des
morts.Il est représenté soit par un vieil homme très grand et très
mince, soit par un squelette recouvert d'un linceul.L’Ankou
parcours les chemins sur sa charrette grinçante, emportant ceux
dont l’heure est venue à l’aide de sa faux dont le fer est monté à
l’envers. Gare à ceux qui croisent son chemin…
Les gens du littoral parlent d’une barque, Bag noz (la barque de
nuit), à la place de la charrette, dans laquelle l’Ankoù recueille les
anaon, les âmes des trépassés, qu’il transporte vers les rives de
l’au-delà.
*fauteuse = Celle qui favorise, protège, une personne ou une chose.
*Le revenant de Tévennec = Imaginez-vous : des nuits entières dans un phare, au milieu de l’océan. Hurlements du vent, vagues déchaînées… La totale. Plus un détail : au phare de Tévennec, dans le Raz de Sein face à la pointe du Van, les gardiens ne sont jamais sortis indemnes. Certains y ont laissé leur vie, victimes d’un esprit invisible qui rongerait l’âme. Folie qui grignote, murs qui se resserrent… La rumeur le dit : le phare est maudit.
*Les lavandières de la nuit = Dans le pays de Brocéliande, elles s’affairent la nuit au bord de la rivière, frottant leur linge blanc. Mais la lessive au clair de lune, entre nous… ça sent le mauvais plan. Approchez. C’est bien ça : elles lavent des linceuls. Pas des draps. Ambiance. Vous leur donneriez bien un coup de main ? N’y pensez pas. Ou cachez vos bras : Elles les briseront, avant de vous forcer à tordre le linge des morts. Un chant ancien en breton monte soudain, entre deux éclaboussures – de quoi glacer le sang des courageux dans votre genre. Une rencontre à éviter, sauf si vous adorez vous frotter… à vos pires cauchemars.
*Le pain des morts de Locronan = Chez les Celtes, la cité était déjà un haut lieu sacré. Ici, le 1er novembre ne se limite pas à la Toussaint. On fête Samain, le Nouvel An celtique, ce moment où la frontière entre vivants et morts devient floue. Le dimanche qui suit, le pain des morts est distribué de maison en maison. Avec une larme de sucre, pour adoucir les peines. Un rituel à la fois solennel et mystérieux, comme un écho venu d’ailleurs.
*Le Bugul-noz = Sous son chapeau large, il cache plus qu’une
tignasse le“berger de la nuit” en Bretagne, est une bête proche du
loup-garou. Il rôde en manteau sombre dans les bois et les
campagnes du Morbihan, du côté deVannes. Gare aux enfants qui
traînent dehors après le coucher du soleil : un sifflement et hop,
avalés. Même punition, même motif pour les pêcheurs coupables.
*Le Roi Marc’h, ou Marc de Cornouaille, est une figure sinistre qui
hante la nuit bretonne. Avec ses oreilles de cheval, il était le roi
légendaire d’Armorique ! Son palais était situé à PortzMarch, près
de Douarnenez. Le Roi Marc’h est réputé pour apparaître avant
des événements tragiques, en particulier des tempêtes en mer. Le
son des sabots de son cheval Morvac’h résonne sinistrement sur
les falaises, prédisant des désastres maritimes. Les marins bretons
ont longtemps redouté son apparition, la considérant comme un
avertissement de dangers imminents.
*Saint Efflam était un roi qui fit le vœu de devenir moine. Il quitta sa
jeune épouse Enora, le soir de ses noces pour venir en Armorique,
l’actuelle Bretagne.
Lorsque Saint Efflam débarqua sur la Lieue de Grève, il trouva, devant
lui le Roi Arthur combattant un dragon monstrueux à œil vif, aux
écailles de serpent rouges et une queue de poisson.La bête habitait une
caverne au pied du Grand Rocher d’où émanait une effroyable odeur
de soufre.Il y avait trois jours qu’Arthur combattait le dragon sans
pouvoir le vaincre.
Quand le Roi Arthur vit Saint Efflam, il lui dit :« Voudriez-vous,
seigneur pèlerin, me donner une goutte d’eau ? » Efflam frappa le sol de
son bâton et une source jaillit.Après s’être désaltéré, Arthur se jeta sur
le dragon, lui enfonça son épée dans la gueule, le dragon après un
dernier cri mourut en se jeta dans la mer.
lutin.Bienveillant ou malveillant selon les cas, il peut faire preuve
d'une extrême générosité, mais est capable d'horribles vengeances.
*l'Ankou = est une personnification spectrale de la communauté des
morts.Il est représenté soit par un vieil homme très grand et très
mince, soit par un squelette recouvert d'un linceul.L’Ankou
parcours les chemins sur sa charrette grinçante, emportant ceux
dont l’heure est venue à l’aide de sa faux dont le fer est monté à
l’envers. Gare à ceux qui croisent son chemin…
Les gens du littoral parlent d’une barque, Bag noz (la barque de
nuit), à la place de la charrette, dans laquelle l’Ankoù recueille les
anaon, les âmes des trépassés, qu’il transporte vers les rives de
l’au-delà.
*fauteuse = Celle qui favorise, protège, une personne ou une chose.
*Le revenant de Tévennec = Imaginez-vous : des nuits entières dans un phare, au milieu de l’océan. Hurlements du vent, vagues déchaînées… La totale. Plus un détail : au phare de Tévennec, dans le Raz de Sein face à la pointe du Van, les gardiens ne sont jamais sortis indemnes. Certains y ont laissé leur vie, victimes d’un esprit invisible qui rongerait l’âme. Folie qui grignote, murs qui se resserrent… La rumeur le dit : le phare est maudit.
*Les lavandières de la nuit = Dans le pays de Brocéliande, elles s’affairent la nuit au bord de la rivière, frottant leur linge blanc. Mais la lessive au clair de lune, entre nous… ça sent le mauvais plan. Approchez. C’est bien ça : elles lavent des linceuls. Pas des draps. Ambiance. Vous leur donneriez bien un coup de main ? N’y pensez pas. Ou cachez vos bras : Elles les briseront, avant de vous forcer à tordre le linge des morts. Un chant ancien en breton monte soudain, entre deux éclaboussures – de quoi glacer le sang des courageux dans votre genre. Une rencontre à éviter, sauf si vous adorez vous frotter… à vos pires cauchemars.
*Le pain des morts de Locronan = Chez les Celtes, la cité était déjà un haut lieu sacré. Ici, le 1er novembre ne se limite pas à la Toussaint. On fête Samain, le Nouvel An celtique, ce moment où la frontière entre vivants et morts devient floue. Le dimanche qui suit, le pain des morts est distribué de maison en maison. Avec une larme de sucre, pour adoucir les peines. Un rituel à la fois solennel et mystérieux, comme un écho venu d’ailleurs.
*Le Bugul-noz = Sous son chapeau large, il cache plus qu’une
tignasse le“berger de la nuit” en Bretagne, est une bête proche du
loup-garou. Il rôde en manteau sombre dans les bois et les
campagnes du Morbihan, du côté deVannes. Gare aux enfants qui
traînent dehors après le coucher du soleil : un sifflement et hop,
avalés. Même punition, même motif pour les pêcheurs coupables.
*Le Roi Marc’h, ou Marc de Cornouaille, est une figure sinistre qui
hante la nuit bretonne. Avec ses oreilles de cheval, il était le roi
légendaire d’Armorique ! Son palais était situé à PortzMarch, près
de Douarnenez. Le Roi Marc’h est réputé pour apparaître avant
des événements tragiques, en particulier des tempêtes en mer. Le
son des sabots de son cheval Morvac’h résonne sinistrement sur
les falaises, prédisant des désastres maritimes. Les marins bretons
ont longtemps redouté son apparition, la considérant comme un
avertissement de dangers imminents.
*Saint Efflam était un roi qui fit le vœu de devenir moine. Il quitta sa
jeune épouse Enora, le soir de ses noces pour venir en Armorique,
l’actuelle Bretagne.
Lorsque Saint Efflam débarqua sur la Lieue de Grève, il trouva, devant
lui le Roi Arthur combattant un dragon monstrueux à œil vif, aux
écailles de serpent rouges et une queue de poisson.La bête habitait une
caverne au pied du Grand Rocher d’où émanait une effroyable odeur
de soufre.Il y avait trois jours qu’Arthur combattait le dragon sans
pouvoir le vaincre.
Quand le Roi Arthur vit Saint Efflam, il lui dit :« Voudriez-vous,
seigneur pèlerin, me donner une goutte d’eau ? » Efflam frappa le sol de
son bâton et une source jaillit.Après s’être désaltéré, Arthur se jeta sur
le dragon, lui enfonça son épée dans la gueule, le dragon après un
dernier cri mourut en se jeta dans la mer.
Tous droits réservés © Poème posté le 18/07/2026 par Okami
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