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Poème écrit par Anne28

La fable des douze visages

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Dans une grande forêt , il y a toujours un chef c’est vrai , c’est l’orgueil avec son beau costume , il ne dit rien mais agit en douce pour juger ses semblables .

Et se cache en écrivant des courriers à l’autoritaire celui qui tranche comme un couteau aiguisé caché sous sa manche.
La revanche est là et la preuve aussi ! fidèles au poste

Pendant que Dame fierté toujours présente tentait de se faire apprécier , elle passait tous les examens possibles mais échouait tout avec des notes lamentables
Apportait son amie la générosité et se servait de son coeur

Elle était toute seule et elle aimait se promener dans les rues et au milieu de ce grand couloir , pas très jeune cette fierté , pas très agréable à regarder et pourtant…l’insouciance l'observait d'un oeil narquois

À ses côtés traînait ses amies qui s’empressaient de l’aider et de la rassurer mais elle n’écoutait point les conseils et suivait sa route la mauvaise bien sûr

Mais il y avait la Peur, qui sursautait au moindre bruit, et la Crainte, sa sœur, qui ne se souciait guère du quand dira t-on et qui traînait ses savates sans se méfier des autres.
Elles erraient dans cette grande cour où elles se sentaient surveillées

On les prévenait toutes les deux , des petits messages, des remarques mais non….elles n’en faisaient qu’à leur tête…

Un peu plus loin se trouvait la Déception, on la voyait pas souvent celle là mais elle apparaissait dans les moments de « faux espoirs « de « malentendus « et le plus souvent dans les chagrins d’amour , là elle était souvent présente dans sa tenue de femme fatale déguisée , elle ne ressemblait plus à grand-chose si... à la défaite sa semblable en tous points.

Mais juste en face habitait le Courage, enfermé derrière ses baies vitrées , alors lui il était presque invisible , on ne le voyait guère sauf la lâcheté avec ses gants dorés et son petit masque de satin .

Sur les bancs certains près des bureaux , on croisait Mensonge, le plus souvent accompagné , qui disait vert aujourd’hui et blanc demain , comme quoi les couleurs changent et se mélangent..

Et Content, son voisin, qui souriait tous les jours , ne laissant rien paraître sauf ses airs de faux joyeux..

À l’opposé, la Tristesse les bras ballants, les cheveux filasses se trainant comme une âme en peine , les yeux hagards dans son habit noir.

Dans certains endroits des, Amoureux qui s’éclatent sur des plages désertes , et promettant de ne jamais se quitter

Et juste à côté, assises sur leurs sièges , les paresseuses qui savent tout faire sans jamais rien faire mais que l’on considère à leur juste valeur .

Enfin, il y avait Vulgaire, qui causait trop fort et disait des trucs minables

Un jour, on demanda à l’orgueil ce qu’il avait décidé : Un projet qui était tout prêt pour l’année prochaine , et pour rejoindre la ville voisine, il fallait traverser des épreuves celle de la loyauté et de la bienveillance . Mais Personne n’osa y aller….

Alors les douze se réunirent.
Fierté déclara : Je continue de toute façon je n’ai plus rien à craindre ! L’orgueil semble apprécier ce que je fais donc je poursuis …

Mais la Peur se mit à ricaner bêtement et regarda bien en face la fierté « tu crois t’en sortir méfie toi de tout le monde « .

Crainte ajouta : « On ne sait pas ce qui nous attend…tu sais ils nous feront signer notre contrat mais rien n’est sûr » et se tourna vers la Vérité

Déception soupira : « moi de mon côté je ne m’attends pas à des miracles »

Mais Courage se leva : « et déclara tant pis on tente on verra bien »

Mensonge répliqua aussitôt pff !!moi je serai vous je ne crois rien mais je sais qu’on ne signera pas tous ensemble et dieu sait où nous seront l’année prochaine …. »
En tous cas moi de mon côté je suis allée voir l’orgueil et ça c’est très bien passé enchaina l’hypocrisie

Mais Content répondit : Oh ben moi si je reste au même endroit , si on me déplace pas ça le fait . »

Triste murmura : « Je suis malade , j’arrête tout je suis au bout du rouleau , je ne vous suivrai pas . »

L’Amoureux, lui, dit : « j’ai trouvé mon âme sœur je suis comblé , rien ne me fait peur , ce fût entre elle et moi le feu sacré » nous sommes unis pour la vie

Paresseux hésita : « C’est risqué mais bon je prends le bus et je vais signer , tout ça me déplait souverainement , je préfèrerai rester chez moi … »

Et Vulgaire lança : « Allez, on bouge, bande de brelles . »
Alors ils partirent. Voir l’orgueil chacun séparément , et quelque chose d’étrange se produisit.

Quand la Peur tremblait, Le Courage lui tenait la main. Quand la Déception pleurait sur son sort , La joie lui montrait un rayon de soleil.
Quand La Tristesse ralentissait, L’Amoureux lui parlait de beauté , d’éclat , de pureté et de valeur . Quand La paresse voulait rentrer chez elle la , Fierté le poussait à avancer . Quand le Mensonge racontait n’importe quoi La , Crainte l’obligeait à se présenter devant la Vérité . Et même Vulgaire, avec ses mots trop forts, faisait rire les autres.
Ils traversèrent la route. Ils atteignirent la ville. Et ils comprirent une chose :
Aucun caractère n’est mauvais. Aucun n’est inutile. Mais seul, il est laissé pour compte abandonné . Ensemble, il devient un seul être humain.
Depuis ce jour, les qualités et les défauts apprirent à ne plus juger les autres Car chacun d’eux, même le plus imparfait, avait son mot à dire pour avancer

Tous droits réservés © Poème posté le 16/07/2026 par Anne28

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