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Poème écrit par Salus

Naufrage

Assassin de ma propre extase
Fort silencieux
Nul ne saura comment s'écrase
La fuite aux cieux

J’étouffe enfin les désirs creux
De mon enfance
Cavant tel qu’oiseau noir et freux
Faisant bombance

Les yeux des songes et des anges
Tous innocents
Mais je hais ces bêtes étranges
Aux feux décents

Complus dans l'aspect officiel
D’une illusoire
Tiédeur où se cache le fiel
De la mémoire

Folie, ah ! sortie annulaire,
Nœud dérivant,
Borroméen, lourd, sur son erre,
Sans survivant.

Tous droits réservés © Poème posté le 11/07/2026 par Salus

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