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Poème écrit par Ichiyoh

Jardin énigmatique

1
À une vaste branche de magnolia,

tranchée par la scie du bûcheron,

se suspendait

une pelle à poussière de fer-blanc,

à l’épaule faussée ;

et à un petit arrosoir rouillé,

privé de fond,

elle souffla tout bas :

Le vent qui charrie le temps

passa, tintant, comme à la nage.

La lanterne et le panier d’osier ajouré,

posés sur la palissade

du jardin rayonnant sous le soleil de printemps,

se figèrent,

et gardèrent le silence.

L’amélanchier

frémissait de blancheur,

et le jeune olivier,

dans sa pudeur,

penchait la tête.

Une cage à oiseaux oubliée

dans le cerisier —

son maître n’est plus.

Par les interstices du fil de fer

passa

le parfum de la lumière.

Tous droits réservés © Poème posté le 11/07/2026 par Ichiyoh

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