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En chien de Musil

J’accuse, pour taquiner, mes muses,
De me confiner au musée,
Aux baignades dans les eaux usées,
D’habitude , une fine ou une Suze.

Mes méninges déménagent, par ruse,
Aux Marquises, fines mouches déguisées,
C’est mon ménage que je récuse,
A la rue, j’erre, mais j’ai osé.

Des cors aux pieds, la moue blasée,
En preux haillons, je fais mumuse,
Moquant la joie civilisée,
Et, comme un batelier, j’écluse.

Les nymphes cossardes me refusent,
L’asile du chant des alizés,
Le coup de la panne à Vaduz,
Je l’envisage, terrorisé.

Le venin craché me méduse,
Un crachin dru, paralysées,
Bombasses en détresse, mes fusées,
Ont l’écorné prestige des Druzes.

Rincé, j’encaisse, valet à Cluses,
Valium gobé, valises posées,
Misère l’Isère se sent visée,
Por Dios, que se haga la luz !

Me cueille la morsure d’une recluse,
Muse au revigorant baiser,
Qui, fort aise, me confie, qu’aisé,
Est écosser la cornemuse.

Raimu et Strasberg viennent causer,
Les vers pétillent, les bons mots fusent,
Dardant Cinzano et rosé,
Musardent Pétillon et Luz.

Tous droits réservés © Poème posté le 15/06/2026 par Deshaiessaintes

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