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Et le prix de la meilleur fiction est attribué à..

Si Frankenstein est couturé,
Mes fonds de culotte rapiécés,
Ils ne se peuvent pas comparer,
A notre vision du passé.

Masque grotesque et déformé,
Est-ce qu’on donne crédit aux sirènes,
Aux binocles de fête foraine,
Et aux mouchards mal informés ?

Il grince comme une toupie rouillée,
Les vis d’un fauteuil à bascule,
C’est une prétention ridicule,
Qu’ouvrir ses tiroirs verrouillés.

Rébus, macabres bouts à bouts,
De cadavres exquis démembrés,
Peuplent l’étagère encombrée,
De rebuts et d’ouvrages tabous.

J’ai des photos attendrissantes,
En barboteuse et grenouillères
Que maculent des envies pressantes,
D’autres en Levis à genouillères.

Communiant en chemise à fleur,
A mes marraines obéissant,
Me presse Cassandre au ton cassant,
Vois, son pressentiment m’effleure.

Comme on déboulonne les statues,
Qu’un nom illustre est effacé,
Malgré ses légendes rebattues,
Je ne sais rien de mon passé.

Lustre d’un mausolée marbré,
Et réconfortant statu-quo,
Laissent la curiosité frustrée,
Sans Quo Vadis et sans dico.

Dépassée, ma fascination,
Sur mon manuscrit raturé,
Des noms, des dates, des impressions,
Pour l’essentiel, oblitérés.

Tous droits réservés © Poème posté le 08/06/2026 par Deshaiessaintes

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