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Ode à la musique
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Si je demeure un jour ou deux
Sans écouter vos tendres jeux,
Mon âme lentement s’angoisse,
Pleine de vides et d’envies;
Je vois revenir les soucis
Et mes maux lentement s’accroissent.

Vous, instruments dans tous les tons,
Orgues puissantes, mirlitons,
Vous embellissez l’existence,
La vie et son mal quotidien
Par vos airs nouveaux et anciens,
Qui, tour à tour, pleurent ou dansent.

Notes sortant de nulle part,
Rhapsodie ou chant du départ,
Vous résonnez dans les villages,
La grande ville aux mille bruits
Et ses tapages inédits
Apportant fureurs et orages.

Violons, cymbales et tambours,
Vous chantez la farce ou l’amour;
De temps en temps une fanfare
Laisse place à la symphonie
Quand, là aussi, tout nous sourit
Quand d’autres plaisirs se préparent.

Vous le jazz et le rock and roll
Faites vibrer les cœurs, les sols
Avec vos notes déchaînées
Amenant de nouveaux publics,
Bien loin des vieux parterres chics
Et des mélodies surannées.

Vous les refrains, vous les chansons,
Offrez de sublimes moissons
À tous les hommes de la terre.
Nous voulons vous dire merci,
Heureux et le cœur radouci
Sans souci des jours, des critères.

Tous droits réservés © Poème posté le 13/05/2026 par Lastours

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