Au lac Atitlan
1
CARAMANCHEL
Je parlais un soir à une jeune indienne
dont le visage triste s'éclairait de lune ;
ses yeux noirs rêveurs,timides étoiles brunes
se perdaient dans la nuit aux reflets d'obsidienne.
Le lac sans rides , d'un argent profond
renvoyait au ciel son reflet précieux ;
le volcan qui grondait avait calmé ses feux
et la nuit semblait un abîme sans fond .
Les sentiers tortueux sentaient la poudre froide,
l'argile fine et la mitraille de la nuit ;
l'odeur des combats stagnait malgré la pluie,
accrochée aux cierges et leurs épines roides .
Les mines dormaient sous la frêle vêture,
que le pas innocent ne pouvait deviner ,
de l'Indienne, sur la piste, venue apporter
quelque présent aux dieux de la nature .
La nuit s'étiole, en silence, sous étoiles basses.
Dans l'ombrage flétri au parfum délicat,
les cerises de café sont de petits grenats,
qui tombent dans l'ocre sans laisser de trace.
Je parlais un soir à une jeune indienne
dont le visage triste s'éclairait de lune ;
ses yeux noirs rêveurs,timides étoiles brunes
se perdaient dans la nuit aux reflets d'obsidienne.
Le lac sans rides , d'un argent profond
renvoyait au ciel son reflet précieux ;
le volcan qui grondait avait calmé ses feux
et la nuit semblait un abîme sans fond .
Les sentiers tortueux sentaient la poudre froide,
l'argile fine et la mitraille de la nuit ;
l'odeur des combats stagnait malgré la pluie,
accrochée aux cierges et leurs épines roides .
Les mines dormaient sous la frêle vêture,
que le pas innocent ne pouvait deviner ,
de l'Indienne, sur la piste, venue apporter
quelque présent aux dieux de la nature .
La nuit s'étiole, en silence, sous étoiles basses.
Dans l'ombrage flétri au parfum délicat,
les cerises de café sont de petits grenats,
qui tombent dans l'ocre sans laisser de trace.
inspiré de faits réels survenus en voyage au Guatémala
