Repaire argentin (3)
Ventre mou est un intrus
un taureau dans l'âme
pas vert ni bleu ni rouge
on joue des chevilles
c'est carnaval.
Même si la côte est plate
même si la faim porte le courage
et si un pion se perd sur place
on passe on danse
c'est carnaval.
Les dessous du carnaval s'affolent,
s'allient et s'effilochent,
avec la fantaisie du diable,
on s'aime dans l'herbe et sur la route,
c'est carnaval.
Viens, laisse tes valises à l'hôtel,
tes sollicitations,
fond toi dans la foule,
c'est carnaval.
Mannequins de papier, manucure de bordel,
sentent le poisson et le bon vin au verre,
d'une robe tout à fait pondérée, avec un dépôt de foutre
comme pour rappeler la relativité des plaisirs.
La poudre de la Terre de Feu, plus rare,
fragile, à l'image de ces poupées glaçantes,
autant de quoi renverser n'importe quelle tour de Babel,
elle en a le manteau, les menottes, la maturité,
elle ouvrira les portes par temps gris, sans couleurs,
elle sera la promesse d'une bonne histoire
dans la tradition et le respect des indigènes.
Mannequins de papier, manucure de bordel,
poupées glaçantes, Terre de Feu,
j'ai la langue du Slave éternel
et la culture de la poudre de Poppée.
Bagarre de nuit, danse de l'absurde,
couples maudits, tendres mendiants,
voici madame la main qui se veut justice
et monsieur pied qui ne peut le lever.
Ils se débattent autour de la ceinture,
verte est la raison et sobre le dialogue,
le grabuge monte jusqu'à la perte de dents,
tel un asticot cru à la première amorce.
De cette cale on ne peut plus hostile
dont ils partagent le cœur et l'ambiguïté
ne subsiste que la véhémence
de deux figures bleutées.
Assis là un jus de gingembre entre les cuisses,
observant comme une hyène ma future proie,
assis, hôte calciné en pleine nature,
un coin de jardin, le paradis soudain, assis dessus,
esperant la voir venir, là,brillante !
La lune retire son string 4 ****
et même si le monde est démentiel
elle a confiance en moi,
le paradis est dedans, là,
comme parallèle à moi.
Le futur est dans cette motte au goût de citron,
apportant son lot de joies et de révolutions,
sur cette ville sans fin la main se pose,
le rire clinquant, assis au cœur du jardin.
Ça me tente de faire un marathon,
ça me tente le soir au plus fort de l'envie,
à la croisée du soleil et des premières étoiles,
rythmée par les mots d'amour d'Homero Manzi,
la grâce fière du répertoire, du mano à mano
des chevaux dans la steppe aride.
Ça me tente, à travers un panel d'odeurs,
de ressusciter, de me multiplier,
d'oublier mon corps, mes vêtements,
dans un dépouillement à la hauteur de ces monts argentés.
La paix m'a envahie le cœur,
de même qu'un jazz des plus raffiné,
la paix comme un raz-de-marée,
je n'ai pas perdu la destinée
de celui à qui la vie sourit dans chaque port,
chaque maté, chaque murga, chaque explosion
d'aquarelle qu'on ne voit qu'en Amérique du Sud.
un taureau dans l'âme
pas vert ni bleu ni rouge
on joue des chevilles
c'est carnaval.
Même si la côte est plate
même si la faim porte le courage
et si un pion se perd sur place
on passe on danse
c'est carnaval.
Les dessous du carnaval s'affolent,
s'allient et s'effilochent,
avec la fantaisie du diable,
on s'aime dans l'herbe et sur la route,
c'est carnaval.
Viens, laisse tes valises à l'hôtel,
tes sollicitations,
fond toi dans la foule,
c'est carnaval.
Mannequins de papier, manucure de bordel,
sentent le poisson et le bon vin au verre,
d'une robe tout à fait pondérée, avec un dépôt de foutre
comme pour rappeler la relativité des plaisirs.
La poudre de la Terre de Feu, plus rare,
fragile, à l'image de ces poupées glaçantes,
autant de quoi renverser n'importe quelle tour de Babel,
elle en a le manteau, les menottes, la maturité,
elle ouvrira les portes par temps gris, sans couleurs,
elle sera la promesse d'une bonne histoire
dans la tradition et le respect des indigènes.
Mannequins de papier, manucure de bordel,
poupées glaçantes, Terre de Feu,
j'ai la langue du Slave éternel
et la culture de la poudre de Poppée.
Bagarre de nuit, danse de l'absurde,
couples maudits, tendres mendiants,
voici madame la main qui se veut justice
et monsieur pied qui ne peut le lever.
Ils se débattent autour de la ceinture,
verte est la raison et sobre le dialogue,
le grabuge monte jusqu'à la perte de dents,
tel un asticot cru à la première amorce.
De cette cale on ne peut plus hostile
dont ils partagent le cœur et l'ambiguïté
ne subsiste que la véhémence
de deux figures bleutées.
Assis là un jus de gingembre entre les cuisses,
observant comme une hyène ma future proie,
assis, hôte calciné en pleine nature,
un coin de jardin, le paradis soudain, assis dessus,
esperant la voir venir, là,brillante !
La lune retire son string 4 ****
et même si le monde est démentiel
elle a confiance en moi,
le paradis est dedans, là,
comme parallèle à moi.
Le futur est dans cette motte au goût de citron,
apportant son lot de joies et de révolutions,
sur cette ville sans fin la main se pose,
le rire clinquant, assis au cœur du jardin.
Ça me tente de faire un marathon,
ça me tente le soir au plus fort de l'envie,
à la croisée du soleil et des premières étoiles,
rythmée par les mots d'amour d'Homero Manzi,
la grâce fière du répertoire, du mano à mano
des chevaux dans la steppe aride.
Ça me tente, à travers un panel d'odeurs,
de ressusciter, de me multiplier,
d'oublier mon corps, mes vêtements,
dans un dépouillement à la hauteur de ces monts argentés.
La paix m'a envahie le cœur,
de même qu'un jazz des plus raffiné,
la paix comme un raz-de-marée,
je n'ai pas perdu la destinée
de celui à qui la vie sourit dans chaque port,
chaque maté, chaque murga, chaque explosion
d'aquarelle qu'on ne voit qu'en Amérique du Sud.
