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Dans le métro bondé d’accents
Assis, debout, les yeux fuyants,
Chacun se glisse dans son smartphone,
Robinson d’une foule, une zone.

Montparnasse-Bienvenue, Celton,
Madeleine, Sèvres-Babylone,
S'égrainent comme un reptile pressé,
Aux mille pieds d’un ventre noyé.

La solitude lourde de son poids,
Rend cimetière ce court trépas,
Ce lieu d’échanges, gros de muets,
Aux regards vides, noirs ou inquiets.

Les portes s’ouvrent – un précipice !
Où tombent tous, comme un délice,
Cercueil qu’on ouvre, une fin des temps,
Corps qu’on libère, les pieds devant.

© Poème posté le 03/05/2026 par Oberdada

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