Sur la Roche d’Oëtre
Là-haut, dressée comme un songe ancien,
La Roche d’Oëtre garde les vieux chemins,
Regard de pierre aux paupières de mousse,
Front couronné de bruyères et de ronces rousses.
Elle contemple, immobile et souveraine,
La vallée de la Rouvre aux eaux lointaines,
Où le vent passe en murmurant des noms
Que le temps garde au creux de ses vallons.
Les Celtes jadis, sous la lune claire,
Y lisaient le destin dans l’ombre des pierres ;
Leurs druides, drapés de silence et de feu,
Parlaient aux chênes, aux sources, aux dieux.
Ils entendaient la forêt respirer d’un souffle discret,
Le vieux granit battre comme un cœur muet,
Et sur ces hauteurs où l’aube se pose,
Ils gravaient l’éternel dans le cœur des choses.
Puis vinrent les siècles, la guerre et la foi,
Les sabots lourds, les chemins d’autrefois ;
Et dans la brume, farouches, indomptés,
Les Chouans passaient, l’âme ensauvagée.
Leurs pas furtifs sur les sentiers d’ajonc,
Leurs prières brèves, leurs chants sans nom,
Montaient parfois jusqu’au roc solitaire
Qui gardait leur courage au fond de la terre.
La Roche a tout vu, les hivers, les désespoirs,
Les serments murmurés, les éclats du soir ;
Elle sait les blessures et les espérances,
Les amours perdues, les fières résistances.
Et toujours son regard, vaste et profond,
Descend sur la Rouvre et ses plis blonds ;
Il écoute le monde, il défie l’oubli,
Il prête au silence une voix d’infini.
Ô sentinelle austère, ô vieille mémoire,
Debout sur les falaises du vent et de l’histoire,
Tu portes dans ton silence et ta hauteur
Le chant des anciens, des rebelles, des rêveurs.
La Roche d’Oëtre garde les vieux chemins,
Regard de pierre aux paupières de mousse,
Front couronné de bruyères et de ronces rousses.
Elle contemple, immobile et souveraine,
La vallée de la Rouvre aux eaux lointaines,
Où le vent passe en murmurant des noms
Que le temps garde au creux de ses vallons.
Les Celtes jadis, sous la lune claire,
Y lisaient le destin dans l’ombre des pierres ;
Leurs druides, drapés de silence et de feu,
Parlaient aux chênes, aux sources, aux dieux.
Ils entendaient la forêt respirer d’un souffle discret,
Le vieux granit battre comme un cœur muet,
Et sur ces hauteurs où l’aube se pose,
Ils gravaient l’éternel dans le cœur des choses.
Puis vinrent les siècles, la guerre et la foi,
Les sabots lourds, les chemins d’autrefois ;
Et dans la brume, farouches, indomptés,
Les Chouans passaient, l’âme ensauvagée.
Leurs pas furtifs sur les sentiers d’ajonc,
Leurs prières brèves, leurs chants sans nom,
Montaient parfois jusqu’au roc solitaire
Qui gardait leur courage au fond de la terre.
La Roche a tout vu, les hivers, les désespoirs,
Les serments murmurés, les éclats du soir ;
Elle sait les blessures et les espérances,
Les amours perdues, les fières résistances.
Et toujours son regard, vaste et profond,
Descend sur la Rouvre et ses plis blonds ;
Il écoute le monde, il défie l’oubli,
Il prête au silence une voix d’infini.
Ô sentinelle austère, ô vieille mémoire,
Debout sur les falaises du vent et de l’histoire,
Tu portes dans ton silence et ta hauteur
Le chant des anciens, des rebelles, des rêveurs.
