Les poux de la rime
(Poème bêcheur)
Si léger fuse - et lisse-
Le dire au dièdre de son sens,
Equilibrant le son d’encens,
Il me reste un délice !
L’oreille assassine, et, méchant,
Le sourd suint de ces messes,
Transforment les caresses
En redoutable éméché chant !
C’est d’avoir bu, calice,
A ton vieux vin, jusqu’à la lie,
Que les falbalas de ma vie
Sont devenu mon vice !
… Et jusqu’au bout, vous alléchant,
Du vers dont l’or me hante,
Tel que ver ou que lente,
J’irai creuser le mot, bêchant !
Si léger fuse - et lisse-
Le dire au dièdre de son sens,
Equilibrant le son d’encens,
Il me reste un délice !
L’oreille assassine, et, méchant,
Le sourd suint de ces messes,
Transforment les caresses
En redoutable éméché chant !
C’est d’avoir bu, calice,
A ton vieux vin, jusqu’à la lie,
Que les falbalas de ma vie
Sont devenu mon vice !
… Et jusqu’au bout, vous alléchant,
Du vers dont l’or me hante,
Tel que ver ou que lente,
J’irai creuser le mot, bêchant !
