Comme une rose lassée
Tes lèvres se sont fanées
De tous ces baisers absents
Que t’aura volé le temps.
La pluie a noyé tes cils
La neige endeuille ton île,
Des loups frileux sur la plage
Fuient sous les vents sauvages.
Les dédales du passé
T’ont égarée a jamais
Dans tous ces vains souvenirs
Où s'enlisent tes désirs.
Reste ce chant monotone
Des feuilles mortes d’automne
Comme une rose fanées
Tes lèvres se sont lassées.
