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D'entre les morts

Je suis une bête tenace, butée et résistante,
Comme palpitent les branchies d’un brochet hors de de l’eau,
Qu’à peine sourcille l’athlète qui enquille les kilos,
J’ai une force entêtée d’entité résiliente.

Conciliabules fiévreux, les lectures vespérales,
Grimoires, furent corridors au minot dégourdit,
La chambre en vestibule, du destin qu’elle ourdit,
M’inocula la bosse romantique d’un Féval.

J’adopte, voie bouchée comme des bronches encombrées,
Comme le conduit têtu, gourd, d’un sourd volontaire,
L’hardie désinvolture ; conduit sans m’encombrer,
Si je me fais sabrer, que ce soit sabre au clair !

D’un crochet, compté huit, j’endure les moqueries,
Les cinq dernières minutes passent l’éponge, dur au mal,
Le monticule herbeux, je le sais Taj Mahal,
La chenille, papillon esbaudissant Paris.

Des gros sabots, qu’enduisent des lubrifiants verbeux,
Econduisent glaise et gloses, mon sec procès-verbal,
Si c’est en vert galant que j’introduis le bal,
C’est galeux, qu’aux gibets, je gage un cou gibbeux.

Que m’asticotent gourdins et me bassinent massues,
Aux asticots goulus, j’inspire le désespoir,
Et préparé au pire, aux impasses sans issue,
Même amoché, j’aspire, à pleines goulées, l’espoir.

Les chrétiens disent la Grâce, Pascal dit le pari,
Sur le pouce, je mise sur le pot providentiel,
Respirant la terre grasse, je m’en remets au ciel :
Sa harpe est le clairon de la cavalerie.

Noir, plutôt que les sangs, pourtant d’encre de Chine,
Pris au piège, je me ronge la patte, tel un renard,
Analogie tentante avec mon pote Lazare,
Ni pour la grande faucheuse, j’entends courber l’échine.

Tous droits réservés © Poème posté le 19/02/2026 par Deshaiessaintes

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