La feuille et le crayon
3
Cette main tavelée comme feuille en dormance
nervures déjetées, gonflées de sève rance,
cette main qui tremblote aux bises de l’hiver
et dont les ongles secs cassent comme du verre
il suffit d’un crayon pour qu’elle oublie ses maux.
Taillant sa bonne mine au moindre chant d’oiseau,
des affres de son âge elle quitte la cage
retrouve le murmure éloquent du feuillage
et la joie de jouer de son petit pipeau.
Son essor sur la page offre un élan nouveau
à la feuille écornée que les saisons tourmentent
mais que, pour un instant, le printemps réenchante
nervures déjetées, gonflées de sève rance,
cette main qui tremblote aux bises de l’hiver
et dont les ongles secs cassent comme du verre
il suffit d’un crayon pour qu’elle oublie ses maux.
Taillant sa bonne mine au moindre chant d’oiseau,
des affres de son âge elle quitte la cage
retrouve le murmure éloquent du feuillage
et la joie de jouer de son petit pipeau.
Son essor sur la page offre un élan nouveau
à la feuille écornée que les saisons tourmentent
mais que, pour un instant, le printemps réenchante
