Surveillés
Filmés sur la route,
pour enlever le doute
des caméras qui flashent,
et puis un jour tout clashe.
Nos silences, nos débats,
nos secrets, nos ébats…
Les murs ne se voilent pas,
les lois ne se violent pas.
Un rire, une voix trop forte,
et voilà tout ce qui nous ferme la porte.
C’est comme ça qu’on veut te voir
marcher droit, vif ou maladroit
que tu sois , pauvre ou roi.
Les ballons s’envolent
et tournent en rond,
comme une vieille farandole
On nous veut dociles,
ni vulgaires, ni faciles.
Les rêves oubliés, les mains dans les poches,
on s’invente des mondes dans nos jolies caboches.
Surveillés, oui, mais pas résignés.
Nos regards s’en fichent, on n’a rien signé.
On tague nos pensées, on peint nos idées,
on est jeunes et vieux, on est vidés,
parce qu’on se sent froids, ridés.
Surveillés dans la cour de justice
pour des chiffres factices.
On n’a pas oublié
qu’on est surveillés.
On hurle pour ne pas plier,
pour ne pas devenir des silhouettes alignées.
Derrière cet écran,
certains nous massacrant,
mais on respire encore,
même surveillés,
même quand le monde nous en veut encor
en restant sur nos accords
pour enlever le doute
des caméras qui flashent,
et puis un jour tout clashe.
Nos silences, nos débats,
nos secrets, nos ébats…
Les murs ne se voilent pas,
les lois ne se violent pas.
Un rire, une voix trop forte,
et voilà tout ce qui nous ferme la porte.
C’est comme ça qu’on veut te voir
marcher droit, vif ou maladroit
que tu sois , pauvre ou roi.
Les ballons s’envolent
et tournent en rond,
comme une vieille farandole
On nous veut dociles,
ni vulgaires, ni faciles.
Les rêves oubliés, les mains dans les poches,
on s’invente des mondes dans nos jolies caboches.
Surveillés, oui, mais pas résignés.
Nos regards s’en fichent, on n’a rien signé.
On tague nos pensées, on peint nos idées,
on est jeunes et vieux, on est vidés,
parce qu’on se sent froids, ridés.
Surveillés dans la cour de justice
pour des chiffres factices.
On n’a pas oublié
qu’on est surveillés.
On hurle pour ne pas plier,
pour ne pas devenir des silhouettes alignées.
Derrière cet écran,
certains nous massacrant,
mais on respire encore,
même surveillés,
même quand le monde nous en veut encor
en restant sur nos accords
