New World Symphony
4
Antonín Dvořák, New York (1893)
4ème mouvement - Allegro con fuoco
Le monde tourne, moribond,
Gestes noués, des yeux en pleurs ;
Mais sous la peau gronde le fond :
Appel à un accord mineur*,
Souffle caché d'un puits sans nom.
Il faut suspendre le labeur,
Se rendre au battement précis,
Écouter naître la lueur :
Voix grave, nue... presque sans bruit,
Fendant le temps avec le cœur.
Les corps s’accordent, réunis —
L’orchestre appelle, entre en cadence :
Chacun s’efface au sein d’autrui,
Le souffle devient résonance
de ce son qui coule indivis.
Pupitre offert à cette transe,
Soli fondus dans l’unisson ;
Les chairs s’ouvrent à une danse,
Le geste meurt dans le rebond :
Un rituel, pas de distance.
Alors le monde hausse le ton,
Des voix s’élèvent telluriques ;
Un battement, seul... sans raison,
Le temps se tait, brut et cosmique :
L’humain s'est fait vibration.
4ème mouvement - Allegro con fuoco
Le monde tourne, moribond,
Gestes noués, des yeux en pleurs ;
Mais sous la peau gronde le fond :
Appel à un accord mineur*,
Souffle caché d'un puits sans nom.
Il faut suspendre le labeur,
Se rendre au battement précis,
Écouter naître la lueur :
Voix grave, nue... presque sans bruit,
Fendant le temps avec le cœur.
Les corps s’accordent, réunis —
L’orchestre appelle, entre en cadence :
Chacun s’efface au sein d’autrui,
Le souffle devient résonance
de ce son qui coule indivis.
Pupitre offert à cette transe,
Soli fondus dans l’unisson ;
Les chairs s’ouvrent à une danse,
Le geste meurt dans le rebond :
Un rituel, pas de distance.
Alors le monde hausse le ton,
Des voix s’élèvent telluriques ;
Un battement, seul... sans raison,
Le temps se tait, brut et cosmique :
L’humain s'est fait vibration.
Inspiré par ce mouvement en Mi mineur*, le poème dialogue avec un présent troublé où le « nouveau monde » d'autrefois, devenu puissance dominante, a perdu la mesure.
