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Poème écrit par Nachwells

Chronique de faim

Flageolets, flageolant,
Le petit plat gaulois
Tombait en effroi
Sous l’haleine insatiable
Des hommes autour des plats.

Les couteaux en avant,
Les cuillères comme boucliers,
Autour de la table chacun prêtait serment,
Jurant déjà la bouche pleine
Que ce serait le dernier mot.

Les pains rompus sous la nappe,
Espiègles restes d’un déjeuner audacieux,
Les verres remplis de breuvage,
Tout était convoitise.

Déjà, le bruit de la marmite réveillait les âmes,
L’odeur et l’air lourd
Annonçaient la chose sans état d’âme.

Il vint le héros intestinal,
Celui qui n’a que faire de la diète matinale.

Le repas sur la table,
Les plats pris de peur,
Sous l’envie des hommes,
Les voilà transpercés de toute part,
Jurant un jour vengeance aux fourchettes.

Un banquet pour certains,
Un calvaire pour d’autres,
La faim n’appartenait qu’à l’histoire.

Tous droits réservés © Poème posté le 04/02/2026 par Nachwells

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