Il était une fois (Il fait nuit)
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Il fait nuit sur la plaine et si sombre en forêt
Que les branches mêlées pétrifient le silence.
La montagne immobile est jusqu'à son sommet
Plongée dans un abîme où le ciel nu s'élance.
Il fait nuit dans les champs, sur la route, au jardin :
Partout l'hiver étend son manteau de froidure
Et partout se répand, de la source au ravin,
Le grelottement sourd qui saisit la nature.
Il fait nuit sur le seuil, il fait nuit sous le toit,
Dans le grenier la bise est une longue plainte,
Le givre à la fenêtre a dessiné du doigt
Draperies de dentelle et subtil labyrinthe.
Il fait nuit, donc ... La lampe éclaire la maison
Et la chaleur du poêle est pleine de tendresse.
C'est l'heure, après souper, d'écouter la chanson
Des siècles de jadis, d'en goûter la sagesse.
Il fait nuit ... Lors, chacun s'assied, prend place, attend
Que la voix du conteur, tranquille et familière,
Commence enfin l'histoire, énonçant posément :
"Il était une fois dans une humble chaumière ..."
Que les branches mêlées pétrifient le silence.
La montagne immobile est jusqu'à son sommet
Plongée dans un abîme où le ciel nu s'élance.
Il fait nuit dans les champs, sur la route, au jardin :
Partout l'hiver étend son manteau de froidure
Et partout se répand, de la source au ravin,
Le grelottement sourd qui saisit la nature.
Il fait nuit sur le seuil, il fait nuit sous le toit,
Dans le grenier la bise est une longue plainte,
Le givre à la fenêtre a dessiné du doigt
Draperies de dentelle et subtil labyrinthe.
Il fait nuit, donc ... La lampe éclaire la maison
Et la chaleur du poêle est pleine de tendresse.
C'est l'heure, après souper, d'écouter la chanson
Des siècles de jadis, d'en goûter la sagesse.
Il fait nuit ... Lors, chacun s'assied, prend place, attend
Que la voix du conteur, tranquille et familière,
Commence enfin l'histoire, énonçant posément :
"Il était une fois dans une humble chaumière ..."
