Vol libre
1
Je m’échappe dans l’espace,
Volant très loin, sur les ailes de l’âme ;
L’azur de nuages, passe…
Si bas, le sol perd l’allure d’un drame.
Je monte, obstiné, toujours ;
Aller si haut, n’en redescendre pas,
Récuser les doux retours ;
Route ! Et retors, jusqu’au jour du trépas,
Ma migration impromptue
Dans les éthers - la drogue indécelable -
Mouvement qu’on freine et tue,
Me tirera - j’ai jeté lest et sable !
Mensonge perpétuel,
Gage exact des délices séditieux,
Sous un seul soleil cruel,
Nul jas d'ancre vraie, à l’ocre des cieux !
Ainsi, je peuple le vide,
Et j’ouvre une orée invisible et bleue.
- Mais je suis l’être apatride ;
Sachez l’être ! Au flanc, la rime mal lue
Alourdit l’oiseau qui fend
Les horizons, du tranchant de son bec
Sans savoir qu’il entreprend
Le dernier quart du parsec…
Volant très loin, sur les ailes de l’âme ;
L’azur de nuages, passe…
Si bas, le sol perd l’allure d’un drame.
Je monte, obstiné, toujours ;
Aller si haut, n’en redescendre pas,
Récuser les doux retours ;
Route ! Et retors, jusqu’au jour du trépas,
Ma migration impromptue
Dans les éthers - la drogue indécelable -
Mouvement qu’on freine et tue,
Me tirera - j’ai jeté lest et sable !
Mensonge perpétuel,
Gage exact des délices séditieux,
Sous un seul soleil cruel,
Nul jas d'ancre vraie, à l’ocre des cieux !
Ainsi, je peuple le vide,
Et j’ouvre une orée invisible et bleue.
- Mais je suis l’être apatride ;
Sachez l’être ! Au flanc, la rime mal lue
Alourdit l’oiseau qui fend
Les horizons, du tranchant de son bec
Sans savoir qu’il entreprend
Le dernier quart du parsec…
