Le Vent Médecine
Assis sur un tronc d’arbre mouillé,
Je regarde les eaux du lac devant moi.
Elles ondulent et frissonnent glacées,
Du froid de ce long et triste hiver.
Le vent du nord balaye la plage, les aiguilles de pins,
Et fait tournoyer le sable humide sans joie.
Il s’insinue partout et pénètre chaque être ce matin,
Et rebat les cartes de mon sombre univers.
Un vent médecine
Active mon âme cristalline,
Réveille en moi ma dopamine,
Contre l’ennui me vaccine.
Pourtant, j’aime le vent et ce qu’il annonce souvent :
Une pluie, un orage, le nettoiement du ciel.
Il charrie senteurs, parfums, effluves dans ses courants,
Souffle d'ailleurs, mystérieux, providentiel.
Il fouette mon visage et mon corps qui s’y abandonne,
Ravivant la vie qui parfois en moi s’évapore.
Il me fait me dresser, les mains sur mes hanches, et ordonne :
« Bouge, petit ! Relève la tête, marche et explore ! »
Un vent médecine
Active mon âme cristalline,
Réveille en moi ma dopamine,
Contre l’ennui me vaccine.
Mais cette fois, rien n’y fait, je ne me lève pas ;
Je ne fais que frémir, gémir et pleurer contre moi.
Je ne ressens rien, j’ai seulement très froid.
Je n’y arrive plus, je suis comme cette plage, terriblement las.
J’aimerais qu'au milieu de ces relents de feuilles mortes,
De bois en décomposition et de pourritures,
Percevoir une odeur chaude qui ouvre une porte :
Croissants, chocolatines, merveilleuses nourritures.
Cet arôme transperce mon âme et mon cœur,
Active mes membres tel un robot rechargé.
Mon corps consent enfin à de nouveau bouger :
Une fois de plus, le vent se change en docteur.
Un vent médecine
Active mon âme cristalline,
Réveille en moi ma dopamine,
Contre l’ennui me vaccine.
Poème écrit par
Victorsobera
Le Vent Médecine
Tous droits réservés © Poème posté le 14/01/2026 par Victorsobera
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