Elle était belle, ma Madeleine,
Élégante, charmante, la vie, les chaînes.
Quels que soient les souvenirs qu’elle laisse,
comme une ivresse de tendresse.
Ses cheveux soignés, son regard effacé
par des larmes qui ont trop coulé.
Sa force et son courage
n’ont jamais fait naufrage.
Ma Madeleine de peine,
où souffle ton parfum de violette,
tes cheveux jusqu’à la couleur, ma coquette.
Tes yeux perçants et sombres,
ta voix et tes mots roulés.
C’est dans tes bras que je voudrais
être bercé.
Ma Mado, mon aimée,
ma chère grand-mère, jamais
tu ne cesseras d’exister.
Pour seul héritage :
ta force et ton courage.
