Éprise
Éprise de folie
Éprise de froid
J'abandonne la maison coquille
Cours vers le soleil
Le froid, flamme intransigeante
Brûle mes poumons
Réveillant la femelle vautour
Mordant dans son sommeil
Que n'ai-je su que le lait de ses mamelles
Était trop sucré
Éprise
Éprise de large
Condamnée à la soif perpétuelle
Ivre des splendeurs de la saison dénudée
Je cours
Vers la place
Respiration coupée
Devant l'archer prodige de la foire
Jamais il n'aura décoché
De plus subtile et rapide flèche
Dans le cristal vertical
D'un autre midi.
