Le soir j'étends dans le souvenir de tes yeux
Parfumés la mémoire des présents heureux
Où la chimère de ton visage de soie
M'offre l'éternité de te savoir en moi
Le soir j'entrave au vide brumeux du silence
Les couleurs de ta voix qu'étrangle ton absence,
Quand tu me glissais parfois tes verbes d'amour
Et que depuis j'y songe et revient chaque jour
Aux mots que je peine à entendre à ma foi
Ceux-là n'en sont pas : je t'aime et ne vois que toi.
