Présence
4
Tu es encore là !
Le ciel prend une teinte étrange de lilas ;
On entend quelque part la cloche d'une église
Qui s'en va et se brise
Sur les ailes des brises
Et les collines grises
Tout doucement s'irisent
À la plainte du glas :
Tu es encore là !
Le soir s'évanouit.
Au fond de l'horizon le soleil s'enfouit,
Et ses rayons pâlis, en arabesques vides
Forment de blanches rides
Au ciel encore humide ;
Et des songes rapides
Passent sans frein ni bride
Sous mes yeux éblouis —
Le soir s'évanouit.
C'est toi, c'est toujours toi ;
Sans cesse tu reviens ; j'entends ta douce voix
Mélodieusement teinter d'argent les brumes
Tandis qu'au loin s'allument
Les derniers feux d'écume
Dans la plaine qui fume...
Les regrets qu'on exhume
Glissent tristes et froids :
C'est toi, c'est toujours toi !
Le ciel prend une teinte étrange de lilas ;
On entend quelque part la cloche d'une église
Qui s'en va et se brise
Sur les ailes des brises
Et les collines grises
Tout doucement s'irisent
À la plainte du glas :
Tu es encore là !
Le soir s'évanouit.
Au fond de l'horizon le soleil s'enfouit,
Et ses rayons pâlis, en arabesques vides
Forment de blanches rides
Au ciel encore humide ;
Et des songes rapides
Passent sans frein ni bride
Sous mes yeux éblouis —
Le soir s'évanouit.
C'est toi, c'est toujours toi ;
Sans cesse tu reviens ; j'entends ta douce voix
Mélodieusement teinter d'argent les brumes
Tandis qu'au loin s'allument
Les derniers feux d'écume
Dans la plaine qui fume...
Les regrets qu'on exhume
Glissent tristes et froids :
C'est toi, c'est toujours toi !
