Au temps suspendu de ma délivrance
Quand mon corps inerte sera veillé
Par des monstres d’indifférence
Et que la lune de sang aura versé
La douceur de son halo lumineux,
Sur le lit d’une douleur antique,
Où mon âme aura délaissé ce moule miséreux,
D’une étrange et tragique fabrique.
Sous le drap dans lequel on m’aura enveloppé,
Se posera la paix des heures éteintes,
Et dans le pli froid de douces pensées,
Somnolera l’écho de saintes plaintes.
Puis viendra l’ombre souveraine,
Aux mains de givre et de velours,
Elle cueillera sans bruit mes peines,
Et les pliera dans le silence du jour.
Je flotterai alors dans l’ombre immobile,
Comme un souffle oublié des vents,
Et le silence, en voile fragile,
Berçera l’écho de mes tourments.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Sur le lit d'une douleur.antique
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Tous droits réservés © Poème posté le 17/10/2025 par Guillaume Prevel
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