Reposée dans le calme d’une pièce en retrait,
Les premiers rayons se déposent sur son visage.
Ses cheveux de satin et son vernis bien dosé
Ne laissent pas l’ombre d’un défaut dans son sillage.
Les yeux fermés, mais son regard est profond ;
Son maquillage a coulé par des larmes lointaines.
Ses doigts désignent un caractère à rebond,
D’un regret pesant sur ses années de vingtaine.
Ses mains, en tension, semblent retenir un souvenir ;
La tragédie autour d’elle fait faner les fleurs.
Son souffle est trop calme, elle est sans avenir ;
Tourmentée, son destin a achevé ses pleurs.
Son teint pâle marque, à terme, son absence.
Une corde l’a laissée à jamais en suspens.
Un sang sale a endormi sa conscience,
Regardant son âme étouffée s’envolant.
