Haïkus existentiels
調和
Les deux tourtereaux
réjouis sous la pluie fine
le temps d'un baiser
調和
De la délicate*
douceur se retient de l'air —
bribe de la nue
調和
Le soleil à l'aube
exalte d'un rai le coeur —
éclairer, son gré
調和
La lune diurne
semble vouloir rester là
la grâce étant telle
調和
Le chat comme un sphinx
au milieu de la chaussée
m'attend pour l'énigme*
調和
Les beaux jours sont là —
de la sève universelle
fleurit bon esprit
調和
Le sage, étant seul,
apprécie la compagnie
de taire et des cieux
調和
Qui dit le silence
en sait toutes les vertus —
que ne dit aussi
調和
Aux matins tranquilles
le calme de l'écoumène
en reflet du ciel
調和
Dans cette vie là
chacun cherche la pitance —
si tu le peux, donne
調和
Les fleurs sur les murs
là, toujours en floraison —
papier-peint d'antan
調和
La verdeur de l'arbre
permet de se rappeler
la vigueur de l'être
調和
Le silence amène
la vertu de savoir taire
ce qu'il ne faut dire
調和
Les noisettes mûres
sur le chemin des guidées
comblent bien l'enfant
調和
La beauté du monde
n'est pas dans la convoitise
mais un oeil ami
調和
Offre ta louange —
qui sait qui te la rendra
le jour du besoin ?
調和
Sans avidité
sans chercher à amasser
va sereinement
調和
Que la paix gouverne
ne vient que de toi ami
au for puis au fur
調和
Si rien ne se perd
et que tout bien se retrouve
qui peut s'égarer ?
調和
Les deux tourtereaux
réjouis sous la pluie fine
le temps d'un baiser
調和
De la délicate*
douceur se retient de l'air —
bribe de la nue
調和
Le soleil à l'aube
exalte d'un rai le coeur —
éclairer, son gré
調和
La lune diurne
semble vouloir rester là
la grâce étant telle
調和
Le chat comme un sphinx
au milieu de la chaussée
m'attend pour l'énigme*
調和
Les beaux jours sont là —
de la sève universelle
fleurit bon esprit
調和
Le sage, étant seul,
apprécie la compagnie
de taire et des cieux
調和
Qui dit le silence
en sait toutes les vertus —
que ne dit aussi
調和
Aux matins tranquilles
le calme de l'écoumène
en reflet du ciel
調和
Dans cette vie là
chacun cherche la pitance —
si tu le peux, donne
調和
Les fleurs sur les murs
là, toujours en floraison —
papier-peint d'antan
調和
La verdeur de l'arbre
permet de se rappeler
la vigueur de l'être
調和
Le silence amène
la vertu de savoir taire
ce qu'il ne faut dire
調和
Les noisettes mûres
sur le chemin des guidées
comblent bien l'enfant
調和
La beauté du monde
n'est pas dans la convoitise
mais un oeil ami
調和
Offre ta louange —
qui sait qui te la rendra
le jour du besoin ?
調和
Sans avidité
sans chercher à amasser
va sereinement
調和
Que la paix gouverne
ne vient que de toi ami
au for puis au fur
調和
Si rien ne se perd
et que tout bien se retrouve
qui peut s'égarer ?
調和
*(délicate: Parfois surnommée « la Délicate », la Cabère virginale est un magnifique papillon aux ailes blanches.)
*(*Dans la mythologie grecque, la Sphinge gardait la route qui menait à la cité de Thèbes. Elle posait une énigme aux voyageurs.
Il s'agissait de déterminer "quel est l'animal qui n'a qu'une voix, et qui d'abord quadrupède, devient successivement bipède et tripède."
Cette énigme est notamment liée au mythe d'Œdipe : celui-ci « se présenta et l'expliqua, en disant que l'animal dont parlait le Sphinx, était l'homme, qui est quadrupède en naissant, puisqu'il se traîne sur ses pieds et sur ses mains ; parvenu à l'âge viril, il est bipède ; il est enfin tripède, lorsque devenu vieux, il est obligé de prendre un bâton pour se soutenir »)
*(*Dans la mythologie grecque, la Sphinge gardait la route qui menait à la cité de Thèbes. Elle posait une énigme aux voyageurs.
Il s'agissait de déterminer "quel est l'animal qui n'a qu'une voix, et qui d'abord quadrupède, devient successivement bipède et tripède."
Cette énigme est notamment liée au mythe d'Œdipe : celui-ci « se présenta et l'expliqua, en disant que l'animal dont parlait le Sphinx, était l'homme, qui est quadrupède en naissant, puisqu'il se traîne sur ses pieds et sur ses mains ; parvenu à l'âge viril, il est bipède ; il est enfin tripède, lorsque devenu vieux, il est obligé de prendre un bâton pour se soutenir »)
