Septentrion
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Descendue droit du septentrion,
Rôde une tourmente sans âge
Morsure impitoyable, est son nom
C'est elle dévore mon visage
Le vent de givre mord ma Peau,
Brise mon esprit,
Et l‘espoir de te voir à nouveau.
Dans son linceul de neige, je suis pris
Des écailles froides voilent mon regard.
Je sens que s'échappent mes forces.
J'ai sommeil, j'ai mal, au loin je pars.
Autour, les loups préparent Ia noce
Lentement mes membres gèlent.
Bientôt le froid fermera mes Yeux.
J’ai souvenir de ton corps frêle,
Tendre mémoire d'extase et de feux
La tempête achève son œuvre.
Je poserai mes mains sur mon cœur.
Cela sera pour toi Ia preuve,
Que je t'aime et que je n'ai pas peur.
Tu sais, jamais je ne reviendrai
Garderas-tu ta porte close.
Toi, tu es tout ce que j'ai aimé.
Je ne puis dire autre chose
Quand les oiseaux seront revenus,
Si tu le veux, cherche ma trace
Tu trouveras le signe convenu
Une fleur poussée sur une carcasse
Dans le vent je t'apparaîtrai
Dans tes Pensées fantasques
Quand la brise caressera les Prés
Et par les soirs de bourrasques.
Rôde une tourmente sans âge
Morsure impitoyable, est son nom
C'est elle dévore mon visage
Le vent de givre mord ma Peau,
Brise mon esprit,
Et l‘espoir de te voir à nouveau.
Dans son linceul de neige, je suis pris
Des écailles froides voilent mon regard.
Je sens que s'échappent mes forces.
J'ai sommeil, j'ai mal, au loin je pars.
Autour, les loups préparent Ia noce
Lentement mes membres gèlent.
Bientôt le froid fermera mes Yeux.
J’ai souvenir de ton corps frêle,
Tendre mémoire d'extase et de feux
La tempête achève son œuvre.
Je poserai mes mains sur mon cœur.
Cela sera pour toi Ia preuve,
Que je t'aime et que je n'ai pas peur.
Tu sais, jamais je ne reviendrai
Garderas-tu ta porte close.
Toi, tu es tout ce que j'ai aimé.
Je ne puis dire autre chose
Quand les oiseaux seront revenus,
Si tu le veux, cherche ma trace
Tu trouveras le signe convenu
Une fleur poussée sur une carcasse
Dans le vent je t'apparaîtrai
Dans tes Pensées fantasques
Quand la brise caressera les Prés
Et par les soirs de bourrasques.
Le nord du Kebek fin du 19 ième.Janvier François quitte le chantier de bucheron pour rejoindre la belle Maria 40 km plus loin. Il part à pied en raquettes persuadé il est capable de faire le trajet dans la neige profonde à moins 25 degrés. Mais le vent se lève et dans la blancheur totale tous les repères disparaissent. Il tourne en rond pendant des heures il est perdu, exténué et la nuit va tomber. Il en est conscient, il ne rejoindra jamais Péribonka et ne reverra jamais Maria. SECONDE CHANSON ACTUELLEMENT EN CHANTIER AU STUDIO. CHANSON INSPIRÉE DU LIVRE: MARIA CHAPDELAINE de DE LOUIS HÉMOND.
