Le ventre du temps
1
Mon fils,
Le temps me dérobe mes robes de nuit, pour te conter notre histoire.
Le temps me manque de décrire tes rires, d’écrire ce que tu liras plus tard.
Le temps nous fait virevolter et effiloche un à un tes habits de poupée.
Le temps écarquille tes yeux et emmêle tes cheveux bouclés.
Le temps de comprendre, j’aimerais m’asseoir sans courir.
Le temps de suspendre notre valse euphorique, qui fait vaciller le navire.
Le temps de dévier la ride taillée sur mon front malade, contaminé par l’avenir.
Le temps de remonter à bord essoufflée, dans le train renversé du souvenir.
Le temps de figer notre étreinte, l’empreinte de ta peau où je voudrais mourir.
Le temps d’apprendre pour toujours, à faire revivre nos souvenirs.
Le temps de reprendre mon souffle, que je t’ai donné pour toujours.
Le temps d’apprendre à respirer seule, à crier dans un monde sourd.
Le temps me manque, d’ouvrir le jour aux inconnus qui sonnent à la porte.
Le temps est si doux quand il est fait de tes yeux sur moi comme escorte.
Le temps que je cligne des yeux, un garçon a germé dans tes petites manches.
Le temps étire ton sourire et mon cœur au bord du vide, songe et penche.
Le temps m’appelle, la nuit je brille de mille éclats de voix qui m’ensorcellent.
Le temps gris me réveille, d’un de mes soupirs a jailli un chevalier à l’ombrelle.
Le temps me guette comme un assassin fou, levant son aiguille sur ma vie.
Le temps m’effraie, car je veux rester ta maman pour toujours.
Le temps viendra, où tes jouets auront débarrassé le sol mon Amour.
Le temps videra la maison, et fera un trou béant dans mon cœur de mamie.
Le temps de lever les yeux, tu seras le marin qui part dans la caresse de la nuit.
Mon fils, pour toujours, mon Amour éternel, ton épaule infinie.
Le temps me dérobe mes robes de nuit, pour te conter notre histoire.
Le temps me manque de décrire tes rires, d’écrire ce que tu liras plus tard.
Le temps nous fait virevolter et effiloche un à un tes habits de poupée.
Le temps écarquille tes yeux et emmêle tes cheveux bouclés.
Le temps de comprendre, j’aimerais m’asseoir sans courir.
Le temps de suspendre notre valse euphorique, qui fait vaciller le navire.
Le temps de dévier la ride taillée sur mon front malade, contaminé par l’avenir.
Le temps de remonter à bord essoufflée, dans le train renversé du souvenir.
Le temps de figer notre étreinte, l’empreinte de ta peau où je voudrais mourir.
Le temps d’apprendre pour toujours, à faire revivre nos souvenirs.
Le temps de reprendre mon souffle, que je t’ai donné pour toujours.
Le temps d’apprendre à respirer seule, à crier dans un monde sourd.
Le temps me manque, d’ouvrir le jour aux inconnus qui sonnent à la porte.
Le temps est si doux quand il est fait de tes yeux sur moi comme escorte.
Le temps que je cligne des yeux, un garçon a germé dans tes petites manches.
Le temps étire ton sourire et mon cœur au bord du vide, songe et penche.
Le temps m’appelle, la nuit je brille de mille éclats de voix qui m’ensorcellent.
Le temps gris me réveille, d’un de mes soupirs a jailli un chevalier à l’ombrelle.
Le temps me guette comme un assassin fou, levant son aiguille sur ma vie.
Le temps m’effraie, car je veux rester ta maman pour toujours.
Le temps viendra, où tes jouets auront débarrassé le sol mon Amour.
Le temps videra la maison, et fera un trou béant dans mon cœur de mamie.
Le temps de lever les yeux, tu seras le marin qui part dans la caresse de la nuit.
Mon fils, pour toujours, mon Amour éternel, ton épaule infinie.
