Je traverse la vie encombré de fantômes,
Non gueules enfarinées, bouffonnes goules d’opéra,
Clones de Boris Karloff(1) aux balkaniques idiomes :
Des impressions discrètes fuyant les caméras.
Lors qu’ils tintinnabulent et chuintent dans mon cerveau,
Je doute de leur présence, consulte à discrétion,
Mais m’avertissent, des draps, traces et surimpressions,
Que, l’impudence frondeuse, ils s’absentent des caveaux.
Opérant sans l’apprêt d’accessoires théâtraux,
Les coups d’un soir en panne, ils glissent par l’interstice,
Des pênes des tours d’écrou,(2) trous de serrures, sans trop,
Faire de ces drames qui font qu’une assistance bondisse.
Alors nous conversons des nouvelles du passé,
Qui m’aiguillant, m’amènent à m’éloigner des hommes,
Délivré de l’actu, je relis d’anciens tomes
Aux intrigues désuètes, à moitié effacés.
Poème écrit par
Deshaiessaintes
e-mortel
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(1) Boris Karloff, acteur phare des films d'épouvante des années 30
(2) cf. Henry James
(2) cf. Henry James
Tous droits réservés © Poème posté le 05/08/2025 par Deshaiessaintes
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