Inspiré par un tableau Modigliani (voir galerie)
Au phalanstère pourpre il rêve d’en finir
Avec le désespoir d’une fin sans louange ;
Il allonge lascive une promesse d’ange
Qu’il bénit dans l’absinthe avant que d’agonir.
Quand l’effluve d’amour n’est plus que souvenir
Brûle encore le feu que plus rien ne dérange ;
Aux couleurs de Modi en camaïeu d’orange
Nait un ventre laiteux déjà rond d’avenir.
Défiant Maldoror aux chants d’une naïade,
En un regard aveugle il maquille l’œillade
Et la bouche cerise en rubis dans le ciel.
Le velouté des seins prend goût d’huile dorée.
Quand meurt la passion dans l’acide et le fiel
D’un seul coup de pinceau s’éteint Jeanne éplorée.
