J’ai perdu mon repos en te suivant dans l’abîme
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J’ai vu ses beaux yeux, étranges et glacés,
Scruter mon âme nue sous la lune de sang.
Ils criaient la famine, la soif d’un été brûlant,
J'y plongeais sans peur, et je me suis damné.
Ils parlaient de vertige, de feux, de regrets,
Ils brûlaient mon front comme on marque au fer blanc.
Je voulais les fermer, mais ils restaient menaçants,
Prêts à m’offrir la chute en un baiser mauvais.
Muse aux pupilles vastes comme un désert sans fin,
J’ai perdu mon repos en te suivant dans l’abîme,
Et tes yeux m’ont trahi, ravivant ma déprime,
Ruinant l’espérance qui me maintenait vivant.
À présent je dérive, naufragé sans salut,
Sur l’océan muet de ta beauté disparue.
Scruter mon âme nue sous la lune de sang.
Ils criaient la famine, la soif d’un été brûlant,
J'y plongeais sans peur, et je me suis damné.
Ils parlaient de vertige, de feux, de regrets,
Ils brûlaient mon front comme on marque au fer blanc.
Je voulais les fermer, mais ils restaient menaçants,
Prêts à m’offrir la chute en un baiser mauvais.
Muse aux pupilles vastes comme un désert sans fin,
J’ai perdu mon repos en te suivant dans l’abîme,
Et tes yeux m’ont trahi, ravivant ma déprime,
Ruinant l’espérance qui me maintenait vivant.
À présent je dérive, naufragé sans salut,
Sur l’océan muet de ta beauté disparue.
