Nuances de sonnets
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La fruition des bienfaits, par l'esprit, acquise,
Rend bellissime la moindre chose estimée,
L'encre est ici, de la limbe, rose érigée,
La mission distinguée, nacrée, qui attise
La vision et l'attrait, l'appret qui s'admire,
Tant est lisible, parfois, le monde esquissé
Semble écrit vif de parfums, de l'aube, élidé,
La diction n'est qu'un trait d'un génie à dire.
Principielle est la rime étayée vertu,
Parmi finesse extatique et aimer, perçu,
Le sens du bien va toujours sur le bon chemin,
Flânant et glanant toutes qualités pérennes,
Sachant l'air savant doux de marier l'éden,
Le chant du saint a pour souffle une docte fin.
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Au premier chant de l'aube est éveillée, cette âme,
L'homme sait, sans se tromper, éclairé des gammes,
Orner l'attentif à ces phonologies belles
Parcourant de pieux tableaux l'ascétique écrit,
La louange de l'oiseau raffermit l'esprit,
Poème allant digne à l'air d'ontologie d'ailes.
À l'essor de la plume est corrélée hauteur,
Les rimes comme de la poussière d'étoiles
Décrivent l'aune de l'art où l'être s'éploie,
À ces formes, la dune éclot ses traits, aux heures.
L'arbre est fort de sa grume, écorce aimée, honneur,
Ses rides d'orbe se voient souplesse des voix,
Récit de corme, regard aux vêpres des soirs,
À ces ors, se parfume, au vent d'été, bonheur.
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Ô Seigneur Dieu, que Ton Nom Soit sanctifié;
Que Ton Règne Vienne et que Ta volonté Soit,
Aux meilleurs voeux, que l'au monde art semble hymne inné,
Que l'aubaine d'aimés coeurs, là, donne aurée voie.
Au ciel, le pieux, de bon ton, choie splendide idée,
Que L'Orfèvre des prés veut, à nos bontés, voix,
Auprès Se Meut, Heur au long calme, Emplie Guidée,
De l'orchestre lettré, choeur alors, conté roi.
À Sa Divine Sagesse, l'être s'éclaire,
Sa Grâce, idylle d'arpèges, Mène l'éther,
celui qui en est comblé en sait la justesse,
pétri Par Le Potier aux dix-mille vertus,
ce prisme immense est porté sans cesse à souplesse,
esprit, âme, bordés au vivide perçu,
L'exquis voile nommé, or visible des nues,
Se luit des pensées lovées en vrai à prouesses,
S'écrit chaste son pied au lisible des vues,
Bellissime encré, brodé en traits à tous gestes,
L'adage y lie l'Oeuvre Altesse, telle célèbre
Sa Voie dicible d'algèbres, rêveuse et mère.
Ce poème métré, de parole ovée, voit
L'homme et le lieu, le don au savant, irrigué,
Le noème lemmé que la forme aune et croit,
L'orbe est de ceux que l'on orne à l'envie primée.
Se connait de ces vers, de page ordonnée, joie,
Comme est le preux de l'aumône attendrie qui fait,
Le mot sème l'éclair, le sage, aux orées, croît,
L'aube et le jeu de l'aurore, apprenties lignées.
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