Théâtre des vanités
Encastré par les douze coups de minuit
Dans l’airain que cisèle l’alexandrin
Je tente d’arracher des cris à l’ennui,
des heures et des mois, des pieds, vers et mains
Qui tressent encore et encore à midi
Le même automate, le même pantin,
Fausse idole des lauzengiers qui, la nuit,
Convoquent l’aube, esquissent cet arlequin
Qui sait que sa substance n’est que néant
Et pleure comme je pleure en contemplant
Cet absurde théâtre des vanités
Où nymphe et satyre s’en vont sautillant
Oubliant du castillan ou du toscan
L’indicible douleur des mots enlacés.
Dans l’airain que cisèle l’alexandrin
Je tente d’arracher des cris à l’ennui,
des heures et des mois, des pieds, vers et mains
Qui tressent encore et encore à midi
Le même automate, le même pantin,
Fausse idole des lauzengiers qui, la nuit,
Convoquent l’aube, esquissent cet arlequin
Qui sait que sa substance n’est que néant
Et pleure comme je pleure en contemplant
Cet absurde théâtre des vanités
Où nymphe et satyre s’en vont sautillant
Oubliant du castillan ou du toscan
L’indicible douleur des mots enlacés.
