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Poème écrit par Guillaume Prevel

Le fruit défendu

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J’ai vu, sous le feuillage, une lueur vive dans l’air,
Rouge, tel un désir plus doux que la lumière.
Elle brillait de silence et d’interdits anciens,
Et j’ai tendu la main, oubliant tous mes liens.
Son parfum me troublait plus fort que la fièvre,
Un soupir d’innocence effleurait ses lèvres.
J’ai croqué sans dire un mot, le goût fut un éclair :
Miel sur la langue, puis le vertige cruel et amer.
Depuis, tout est plus lourd, même la lumière.
Le jardin du vice s’est figé dans l’éphémère.
Je marche avec en moi la trace du péché,
Le doux prix d’un instant qu’on ne peut racheter.

Tous droits réservés © Poème posté le 30/05/2025 par Guillaume Prevel

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