En mes nuits sans sommeil,
aux rives sauvages du désir,
allument les feux de veilles,
sur le voyage de mon délire.
Son ouvrage, tisse le temps,
jusqu'à que la nuit décline,
à l'ébauche du soleil levant,
en une existence assassine.
Là, seul en mon imaginaire,
privé du corps qui me fascine,
à mon encre alors solidaire,
mes mots ainsi s'enracinent.
De ce minois que je maquille,
au parfum d'un rêve étrange,
la mutine aux talons aiguilles,
prend l'apparence d'un ange.
