Fable : Le chat et l’araignée
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Il était un matou, curieux et délicat,
Qui vivait bien heureux sous un toit d’apparat.
Dans un jardin fleuri, sous un beau ciel d’été,
Il flânait en chantant, l’âme emplie de gaîté.
Un jour, il aperçut, sur la branche ondoyante,
Une toile d’argent, fine et resplendissante.
L’auteur de ce chef-d’œuvre, une araignée menue,
S’activait sur son œuvre, aux branches suspendue.
Félix, le chat hardi, s’approcha doucement,
Les yeux admiratifs et plein d’étonnement.
« Hé ! Toi qui tisses ainsi ce palais suspendu,
Dis-moi donc ton secret, car je suis confondu. »
Charlotte, l’araignée, le scruta, inquiète,
Car des chats, autrefois, l’avaient mise en défaite.
« Pourquoi donc, cher matou, viens-tu vers mon filet ?
Ne veux-tu pas briser mon labeur si parfait ? »
« Nenni ! » lui dit Félix d’une voix apaisante,
« Je suis admirateur, ton art me semble immense.
Explique-moi comment, de tes pattes agiles,
Tu crées cette dentelle en un tracé fragile. »
Touchée par tant d’ardeur et par tant de douceur,
Charlotte répondit, chassant toute frayeur.
Lui conta ses secrets, ses techniques subtiles,
Les fils qu’elle étirait en ce tracé habile.
Dès lors, chaque matin, Félix venait la voir,
Lui contant ses exploits, ses songes, ses espoirs.
Elle, de son côté, partageait sa sapience,
Et leurs cœurs s’unissaient avec un tendre échange.
Mais dans la vaste plaine, on grondait en silence,
On voyait d’un sale œil cette douce alliance.
« Le chat et l’araignée ? Mais quelle absurdité ! »
Des rumeurs s’élevaient avec hostilité.
Félix resta serein, ignorant ces clameurs,
Car il savait en lui la valeur du bonheur.
Mais un jour, un orage en furie se leva,
Détruisant sa maison d’un souffle qui s’abat.
Il erra dans la plaine et chercha un abri,
Tremblant sous la tourmente et l’éclair qui jaillit.
Alors Charlotte vint, tissant un doux cocon,
Un refuge plus sûr, à l’abri sous un tronc.
L’orage enfin cessa, le ciel se fit paisible,
Et Félix comprit bien cette leçon visible :
Ceux qu’on juge trop vite et qu’on méprise en vain
Peuvent être au malheur le plus cher des soutiens.
Aussi, mes chers lecteurs, retenez cette histoire,
Jamais une amitié ne sera illusoire ;
Ne laissez pas les gens troubler votre vision
Car ceux qui vous côtoient n’ont pas toujours raison.
Qui vivait bien heureux sous un toit d’apparat.
Dans un jardin fleuri, sous un beau ciel d’été,
Il flânait en chantant, l’âme emplie de gaîté.
Un jour, il aperçut, sur la branche ondoyante,
Une toile d’argent, fine et resplendissante.
L’auteur de ce chef-d’œuvre, une araignée menue,
S’activait sur son œuvre, aux branches suspendue.
Félix, le chat hardi, s’approcha doucement,
Les yeux admiratifs et plein d’étonnement.
« Hé ! Toi qui tisses ainsi ce palais suspendu,
Dis-moi donc ton secret, car je suis confondu. »
Charlotte, l’araignée, le scruta, inquiète,
Car des chats, autrefois, l’avaient mise en défaite.
« Pourquoi donc, cher matou, viens-tu vers mon filet ?
Ne veux-tu pas briser mon labeur si parfait ? »
« Nenni ! » lui dit Félix d’une voix apaisante,
« Je suis admirateur, ton art me semble immense.
Explique-moi comment, de tes pattes agiles,
Tu crées cette dentelle en un tracé fragile. »
Touchée par tant d’ardeur et par tant de douceur,
Charlotte répondit, chassant toute frayeur.
Lui conta ses secrets, ses techniques subtiles,
Les fils qu’elle étirait en ce tracé habile.
Dès lors, chaque matin, Félix venait la voir,
Lui contant ses exploits, ses songes, ses espoirs.
Elle, de son côté, partageait sa sapience,
Et leurs cœurs s’unissaient avec un tendre échange.
Mais dans la vaste plaine, on grondait en silence,
On voyait d’un sale œil cette douce alliance.
« Le chat et l’araignée ? Mais quelle absurdité ! »
Des rumeurs s’élevaient avec hostilité.
Félix resta serein, ignorant ces clameurs,
Car il savait en lui la valeur du bonheur.
Mais un jour, un orage en furie se leva,
Détruisant sa maison d’un souffle qui s’abat.
Il erra dans la plaine et chercha un abri,
Tremblant sous la tourmente et l’éclair qui jaillit.
Alors Charlotte vint, tissant un doux cocon,
Un refuge plus sûr, à l’abri sous un tronc.
L’orage enfin cessa, le ciel se fit paisible,
Et Félix comprit bien cette leçon visible :
Ceux qu’on juge trop vite et qu’on méprise en vain
Peuvent être au malheur le plus cher des soutiens.
Aussi, mes chers lecteurs, retenez cette histoire,
Jamais une amitié ne sera illusoire ;
Ne laissez pas les gens troubler votre vision
Car ceux qui vous côtoient n’ont pas toujours raison.
Pierre Schneider © copyright
Tous les poèmes de mon dernier recueil sont à retrouver sur les sites de vente, les librairies, auprès de moi dédicacés (me contacter en MP) et sur le site de mon éditeur :
https://librairie.nombre7.fr/poesie/7328-au-fil-des-ombres-9791042700249.html
Tous les poèmes de mon dernier recueil sont à retrouver sur les sites de vente, les librairies, auprès de moi dédicacés (me contacter en MP) et sur le site de mon éditeur :
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