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Au poète
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C’est cet art mûr qui te fit naître,
De la fenêtre ou pis : du mur,
A ces vérités délétères
Dont tu déterres, hérités
Des anciens mânes aux doux pieds,
Pourpiers, fleurs académiciennes,
Pour en extraire un esprit vieux
Mieux épris de suivre son erre.

Dans la millénaire maison
Ta raison sans savoir vénère
Et mêle les mots et les sens,
L’encens du son lourd de sa moelle,
Zélé d’apôtres scrupuleux,
Du vol houleux né de ces ailes
Grâce à tous ces morts et leurs dits,
Des maudits fous l’aride race !

Dompte l’oratoire à tout prix,
Sois épris d’un exact décompte :
Seule l’ombre en vienne à tricher,
Pasticher sans que rien ne sombre !


- Tout ceci, mensonges, bien sûr ;
Que l’azur ménage tes songes :
Bois ton rêve au ciel arrosé,
Fier, osé, sans loi ni sans trêve !

© Poème posté le 18/04/2025 par Salus

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