La sève de la Terre
1
C'était du temps de Ramsès III
Les Peuples de la Mer saccageaient tout
On dit qu'Agamemnon dévasta Troie
Santorin explosa rasant les environs
La terre fait peau neuve quelques fois
Puis le Vésuve enfuma les dormeurs
à son pied les amants ne rêvent plus
A l'ombre de l'Etna la Sicile s'affaire
tandis que de la montagne Pelé
les colères de la Grande Dame sont craintes
Krakatoa cracha le soleil se cacha
pendant trois ans dit-on
quand Karthala s'éveille tremblent les Comores
et sur la caldeira
les îles du cap vert prospèrent
Mais sur les vieilles peaux Héphaïstos explose
d'autant plus que son acmé est passé
Qu'il en plaise ou déplaise à la belle Aphrodite
ce sont ses derniers feux ardents
Sous son derme fragile et fin
sur lequel d'étranges fourmis
dans tous les sens galopent
Gaïa bout
Sur le duvet d'une joue se répandent
De longs sillons de lave blanche emportant tout
et de ce lait la glaise se nourrit
Soudainement inattendu un Printemps germe
Le prix du renouvel est brûlure d'ancien
*****
Amoures volcaniques
« Faites ce qui vous plait ! » (F.Rabelais)
Cafouillage indistinct de pensées versatiles,
Le cœur a ses saisons que la moisson ignore ;
Et le printemps, au vol d’hirondelles futiles,
Annonce le frémir de Sodome et Gomorrhe.
Le livre sacro-saint vous promit le délice ;
Songez à ces plaisirs qu’il vous énuméra…
Le cilice jamais n’est loin de la silice :
C’est alors que trembla la terre à Numeira.
Serait-ce par hasard, qu’en soit son anagramme,
Cette pipe en laquelle Empédocle fuma ?
Car les feux de l’Etna sont au cœur de tout drame.
Amants ! Charmants amants ! Ne perdez vos sandales !
Hors du piège, courez ! Que l’impuissant trama :
La chaudière des dieux est l’unique scandale.
- Mai 2012 -
Les Peuples de la Mer saccageaient tout
On dit qu'Agamemnon dévasta Troie
Santorin explosa rasant les environs
La terre fait peau neuve quelques fois
Puis le Vésuve enfuma les dormeurs
à son pied les amants ne rêvent plus
A l'ombre de l'Etna la Sicile s'affaire
tandis que de la montagne Pelé
les colères de la Grande Dame sont craintes
Krakatoa cracha le soleil se cacha
pendant trois ans dit-on
quand Karthala s'éveille tremblent les Comores
et sur la caldeira
les îles du cap vert prospèrent
Mais sur les vieilles peaux Héphaïstos explose
d'autant plus que son acmé est passé
Qu'il en plaise ou déplaise à la belle Aphrodite
ce sont ses derniers feux ardents
Sous son derme fragile et fin
sur lequel d'étranges fourmis
dans tous les sens galopent
Gaïa bout
Sur le duvet d'une joue se répandent
De longs sillons de lave blanche emportant tout
et de ce lait la glaise se nourrit
Soudainement inattendu un Printemps germe
Le prix du renouvel est brûlure d'ancien
*****
Amoures volcaniques
« Faites ce qui vous plait ! » (F.Rabelais)
Cafouillage indistinct de pensées versatiles,
Le cœur a ses saisons que la moisson ignore ;
Et le printemps, au vol d’hirondelles futiles,
Annonce le frémir de Sodome et Gomorrhe.
Le livre sacro-saint vous promit le délice ;
Songez à ces plaisirs qu’il vous énuméra…
Le cilice jamais n’est loin de la silice :
C’est alors que trembla la terre à Numeira.
Serait-ce par hasard, qu’en soit son anagramme,
Cette pipe en laquelle Empédocle fuma ?
Car les feux de l’Etna sont au cœur de tout drame.
Amants ! Charmants amants ! Ne perdez vos sandales !
Hors du piège, courez ! Que l’impuissant trama :
La chaudière des dieux est l’unique scandale.
- Mai 2012 -
©JIM
Contribution hors concours au thème "Poésie volcanique"
Contribution hors concours au thème "Poésie volcanique"
