Soleil couché
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Soleil couché
Au loin, la bordure dorée du soleil couché
Écoule sur mon âme des couleurs fatiguées.
La torpeur de l’habitacle chauffé
Écrase mon esprit et mon corps harassé.
Je pense à toi.
Plus près, les lumières m’aveuglent et mes yeux qui vacillent
Déferlent sur mes joues des rides mouillées.
Chaque virage apporte des kaléidoscopes brouillés
Et j’ai le cœur qui chavire, démoli, écœuré.
J’ai mal sans toi.
Devant moi, mes deux mains au volant agrippées
Étreignent violemment l’ensemble de ma vie dévastée.
En dessous, les pneus trop usés s’insurgent,
Implorent, capitulent et préfèrent s’évader.
Je veux être avec toi.
Être en l’air, tournoyer, avoir le cœur chaviré,
La tête heurtée dans ce manège brisé.
Il fait froid, je m’endors calmement,
Dans l’herbe, le gasoil et les tôles froissées.
Tu n’es pas là.
Je ne suis plus là.
Au loin, la bordure dorée du soleil couché
Écoule sur mon âme des couleurs fatiguées.
La torpeur de l’habitacle chauffé
Écrase mon esprit et mon corps harassé.
Je pense à toi.
Plus près, les lumières m’aveuglent et mes yeux qui vacillent
Déferlent sur mes joues des rides mouillées.
Chaque virage apporte des kaléidoscopes brouillés
Et j’ai le cœur qui chavire, démoli, écœuré.
J’ai mal sans toi.
Devant moi, mes deux mains au volant agrippées
Étreignent violemment l’ensemble de ma vie dévastée.
En dessous, les pneus trop usés s’insurgent,
Implorent, capitulent et préfèrent s’évader.
Je veux être avec toi.
Être en l’air, tournoyer, avoir le cœur chaviré,
La tête heurtée dans ce manège brisé.
Il fait froid, je m’endors calmement,
Dans l’herbe, le gasoil et les tôles froissées.
Tu n’es pas là.
Je ne suis plus là.
