Disparition de La Perouse
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Un air frais, transparent, lessive l’atmosphère ;
D’invisibles laboureurs semblent remuer la mer
Et le vent couche la pluie comme des épis de blé.
Voilà comment tout cela a commencé.
Le voilage, gonflé de l’ire d’Eole,
Rejette ce morceau de bois – la Boussole –
Vers les récifs et sa légende immense !
Déjà, on implore ce caillou : la France !
« Qu’allons-nous devenir ? Et pourquoi maintenant ?
Sommes-nous pire que d’autres hommes avant ? »
En haut des vagues, la mer est une cime ;
Là, commence le requiem maritime !
On se tient au grand mât et on s’y attache,
D’autres sanglotent dans la cale, s’y cachent,
Ballottés par les flots et le méchant courroux ;
Dans cet infini, des hommes prient à genoux !
Les bouches ouvertes et les yeux grands fermés,
Ce qu’ils sentent devant eux, c’est l’éternité !
En grappes extraites, chavirant à la mer,
Un à un, puis soudain, en bordées toutes entières,
Les mains entrouvertes et désarticulées,
Les marins jaillissent dans ce monde celé
Tel d’anciens sacrifices, acceptant de choir
Dans des vagues propices, expiatoires.
Le navire, pour cette ultime escale,
Cassé sur un écueil, libère ses malles
Et des lapis-lazuli – yeux écarquillés !
D’où émergent les figures bleues de noyés.
On ne voyait pas à quatre vagues devant soi,
Et les crabes, galets marchant, se réjouissaient déjà !
Et puis, le silence surprend !
Un oiseau déchire un nuage.
L’écume blanche lèche les rochers sages
Et enterre le trois mât, végétation de l’océan.
D’invisibles laboureurs semblent remuer la mer
Et le vent couche la pluie comme des épis de blé.
Voilà comment tout cela a commencé.
Le voilage, gonflé de l’ire d’Eole,
Rejette ce morceau de bois – la Boussole –
Vers les récifs et sa légende immense !
Déjà, on implore ce caillou : la France !
« Qu’allons-nous devenir ? Et pourquoi maintenant ?
Sommes-nous pire que d’autres hommes avant ? »
En haut des vagues, la mer est une cime ;
Là, commence le requiem maritime !
On se tient au grand mât et on s’y attache,
D’autres sanglotent dans la cale, s’y cachent,
Ballottés par les flots et le méchant courroux ;
Dans cet infini, des hommes prient à genoux !
Les bouches ouvertes et les yeux grands fermés,
Ce qu’ils sentent devant eux, c’est l’éternité !
En grappes extraites, chavirant à la mer,
Un à un, puis soudain, en bordées toutes entières,
Les mains entrouvertes et désarticulées,
Les marins jaillissent dans ce monde celé
Tel d’anciens sacrifices, acceptant de choir
Dans des vagues propices, expiatoires.
Le navire, pour cette ultime escale,
Cassé sur un écueil, libère ses malles
Et des lapis-lazuli – yeux écarquillés !
D’où émergent les figures bleues de noyés.
On ne voyait pas à quatre vagues devant soi,
Et les crabes, galets marchant, se réjouissaient déjà !
Et puis, le silence surprend !
Un oiseau déchire un nuage.
L’écume blanche lèche les rochers sages
Et enterre le trois mât, végétation de l’océan.
