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La symphonie des Silices
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Dans le creux de la nuit où la voûte s’étire,
Une mélodie naît, sans troubadour, sans lyre.
Une muse sans âme, pleine de génie,
Émanant des circuits, silice-symphonie.

Pas de cœur qui bat, pas de larme qui coule.
Une beauté étrange, un charme qui chamboule.
La machine compose, sans amour, sans haine,
Pourtant, elle émeut, une aisance qui s’enchaîne.

Symphonie des Silices
L’intelligence invente
Symphonie des Silices
L’évidence dérange

Les algorithmes dansent aux pas des soupirs;
Les notes s’envolent, un concert de plaisirs.
Ils tissent des accords, une toile de gammes,
Des cadences endiablées tout feu tout flamme.

Les notes ondulent aux élans d’impulsions
Et le silence devient une partition.
La musique résonne, sans savoir pourquoi;
Nous, les humains, l’écoutons sans règles ni lois.

Symphonie des Silices
L’intelligence invente
Symphonie des Silices
L’évidence dérange

Alors, écoutons la symphonie des Silices
Où le génie humain dévoile ses caprices;
Car, même sans cœur, sans âme et même sans vie,
La machine nous éblouit, nous envahit.

Est-ce de l’art ou juste une imitation ?
Une création ou une révélation ?
D’un chant robot, nous trouvons une vérité :
L’art n’est pas qu’humain, c’est la pure liberté.

Symphonie des Silices
L’intelligence invente
Symphonie des Silices
L’évidence dérange



Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2025

© Poème posté le 01/03/2025 par Claudel

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