Sol bémol
3
Sonnet avant d'entrer.
"La musique souvent me prend comme la mer (Baudelaire)
La musique me prend comme elle virevolte,
J’écoute, elle m’envoûte et, toujours en accord,
Fait sourire à la vie, asile désinvolte.
« Fi de tes trémolos ! Vibre à mon réconfort. »
Dès l’ouverture, hélas, le chagrin me révolte.
Elle joue en solo pour me séduire, à tort :
Le prélude elle sème et la fugue récolte ;
Mes doigts gourds ne sont plus qu’un pénible poids mort.
Elle est mon avenir dans une valse lente,
Souvenir d’un été, soupir d’un violon,
Soleil du crépuscule à l’humeur insolente.
Et la ronde s’envole au frileux aquilon ;
L’adagio n’a plus du zéphyr la caresse ;
Le tempo d’un orage en sol bémol m’oppresse.
"La musique souvent me prend comme la mer (Baudelaire)
La musique me prend comme elle virevolte,
J’écoute, elle m’envoûte et, toujours en accord,
Fait sourire à la vie, asile désinvolte.
« Fi de tes trémolos ! Vibre à mon réconfort. »
Dès l’ouverture, hélas, le chagrin me révolte.
Elle joue en solo pour me séduire, à tort :
Le prélude elle sème et la fugue récolte ;
Mes doigts gourds ne sont plus qu’un pénible poids mort.
Elle est mon avenir dans une valse lente,
Souvenir d’un été, soupir d’un violon,
Soleil du crépuscule à l’humeur insolente.
Et la ronde s’envole au frileux aquilon ;
L’adagio n’a plus du zéphyr la caresse ;
Le tempo d’un orage en sol bémol m’oppresse.
