Hôtel de passe-passe
J’ai des trous de mémoire et des coups de cafards,
Des blattes dans les sommiers et les papiers peints blets,
Sorry, si je blablate, ce soir, qu'en guise de fards,
Déguisent, ma déchéance, cotillons et pouets-pouets.
Le placebo agit, mes bagages quittent la soute,
S’éparpillent comme le gage d’un strip-tease intégral,
L’applique murale chaloupe et les tuyaux glougloutent,
Renversant traversin et couvre-lit floral.
Le portier, moitié louf, parigot à la Piaf,
Qui, lourde cloche, trainaille vers ma porte cassée,
Me bafouille, qu’il pionçait, porté pâle, un peu paf,
Sourd aux baroufs d’arsouilles sur ma lourde enfoncée.
Le mobilier sommaire :- un fauteuil de rotin,
Un ventilo poussif barattant un air moite,
D’insipides baratins et d’insidieux potins,-
M’attife de l’air furtif, du plan branché en boite.
Les mites, claquemurées, dans la boudeuse clabaudent,
Et dépotent sous couvert d’un couvercle fermé,
Ni mythe façon Chelsea ni thurne artiste et mode,
Malcommode, j’abuse d’elles, et sens le renfermé.
Mauvaise reproduction, Marylin, warholienne,
Punaisée sur les cloques des parois emplâtrées,
Nuance l’austérité de matrone sicilienne,
D’une planque spartiate muant sous la lumière filtrée.
Un fouillis d’odeurs fades, de flacons éventés,
Pommades, échantillons, squelettes de savonnettes,
S’entassent sur les rebords d’un lavabo, moins net,
Que les fauves intentions des couples alités.
La radio portative d’un gars de la marine,
Entonne « Blue Moon « d’Elvis, un tube de de Sinatra,
Des horaires raturés caftent pour Sumatra,
Une nostalgie dissoute comme un tube d’aspirine.
Effet d’heureux hasards ou d’une tragique méprise,
Les effets bazardés, sèchent, lamés et moirés,
D’un blondin survolté, pris les doigts dans la prise,
« Che les veux », chuinte, mondain, un schleu énamouré.
La crème des rois du crime lève, en moi, une starlette,
Joueuse, cent fois refaite, en vacances d’Hollywood,
Reniflant l’entourloupe, en soudard, la dessoude,
Puis, prend, pour Caracas, la poudre d’escampette.
J’overdose qu’on m’impose, des lourdauds qui écrasent,
J’aspire à la retraite, pour m’aérer l’esprit,
Qu’on me traite comme tante, qu’on visite à l’occase,
Qu’on me donne du « madame » et du « je vous en prie »
Des blattes dans les sommiers et les papiers peints blets,
Sorry, si je blablate, ce soir, qu'en guise de fards,
Déguisent, ma déchéance, cotillons et pouets-pouets.
Le placebo agit, mes bagages quittent la soute,
S’éparpillent comme le gage d’un strip-tease intégral,
L’applique murale chaloupe et les tuyaux glougloutent,
Renversant traversin et couvre-lit floral.
Le portier, moitié louf, parigot à la Piaf,
Qui, lourde cloche, trainaille vers ma porte cassée,
Me bafouille, qu’il pionçait, porté pâle, un peu paf,
Sourd aux baroufs d’arsouilles sur ma lourde enfoncée.
Le mobilier sommaire :- un fauteuil de rotin,
Un ventilo poussif barattant un air moite,
D’insipides baratins et d’insidieux potins,-
M’attife de l’air furtif, du plan branché en boite.
Les mites, claquemurées, dans la boudeuse clabaudent,
Et dépotent sous couvert d’un couvercle fermé,
Ni mythe façon Chelsea ni thurne artiste et mode,
Malcommode, j’abuse d’elles, et sens le renfermé.
Mauvaise reproduction, Marylin, warholienne,
Punaisée sur les cloques des parois emplâtrées,
Nuance l’austérité de matrone sicilienne,
D’une planque spartiate muant sous la lumière filtrée.
Un fouillis d’odeurs fades, de flacons éventés,
Pommades, échantillons, squelettes de savonnettes,
S’entassent sur les rebords d’un lavabo, moins net,
Que les fauves intentions des couples alités.
La radio portative d’un gars de la marine,
Entonne « Blue Moon « d’Elvis, un tube de de Sinatra,
Des horaires raturés caftent pour Sumatra,
Une nostalgie dissoute comme un tube d’aspirine.
Effet d’heureux hasards ou d’une tragique méprise,
Les effets bazardés, sèchent, lamés et moirés,
D’un blondin survolté, pris les doigts dans la prise,
« Che les veux », chuinte, mondain, un schleu énamouré.
La crème des rois du crime lève, en moi, une starlette,
Joueuse, cent fois refaite, en vacances d’Hollywood,
Reniflant l’entourloupe, en soudard, la dessoude,
Puis, prend, pour Caracas, la poudre d’escampette.
J’overdose qu’on m’impose, des lourdauds qui écrasent,
J’aspire à la retraite, pour m’aérer l’esprit,
Qu’on me traite comme tante, qu’on visite à l’occase,
Qu’on me donne du « madame » et du « je vous en prie »
