Carpe diem
Cueille le jour ! Et contemple la nuit !
Ses étoiles veloutées dans un ciel
De charbon… Que ton jardin soit inouï !
Et qu'à jamais tu enterres le fiel !
Car l'Amour est grand et parle avec aise,
Sinuant comme sinue un cosinus,
Mais d'une droiture qui nous apaise,
Bipolaire selon certains, et plus !
Ô que la Vie est courte et passagère,
Ô la mienne me suffit ! Enivrante !
Je profite de ce doux temps à l'air,
Les étourneaux creusent le firmament.
Voyages et poésies comme enfance,
Les profonds sommeils, la belle musique,
Et quelques histoires d'amour en France,
Ce sont les ingrédients de l'art magique !
Et le vent fignole ses mélodies,
Sur une herbe chatoyante et gâteuse,
Siestons là, dans ce tableau bienséant,
Ce, avant d'avoir la bouche pâteuse.
Molière, Racine, Baudelaire,
Tous ont cueilli l'instant de leur présent,
Suis-les ! Que l'obscurité s'éclaircisse !
Et qu'ainsi, tes yeux donnent en luisant.
Là, les désirs profanes s'éclipsent,
Pendant que le Temps suinte un sang vermeil,
Langoureusement, les heures se lissent,
Puis, restent à lézarder sous le Soleil.
Caché dans une coquille de mer,
Vacillant au flux du tiède ressac,
Mon cœur cherche d'où vient ce goût amer,
Comme un mauvais vin ou un cul-de-sac.
La délivrance est proche et la Vie lente,
Il est l'heure de sortir du camp,
Je vois au loin une femme indolente,
Reconnaissable d'un coup, lisant Kant.
Je m'approche d'elle, doucement et
Je lui balance mon meilleur disque,
Elle ne réagit pas, elle fait
La maline, Carpe Diem est un risque.
Ses étoiles veloutées dans un ciel
De charbon… Que ton jardin soit inouï !
Et qu'à jamais tu enterres le fiel !
Car l'Amour est grand et parle avec aise,
Sinuant comme sinue un cosinus,
Mais d'une droiture qui nous apaise,
Bipolaire selon certains, et plus !
Ô que la Vie est courte et passagère,
Ô la mienne me suffit ! Enivrante !
Je profite de ce doux temps à l'air,
Les étourneaux creusent le firmament.
Voyages et poésies comme enfance,
Les profonds sommeils, la belle musique,
Et quelques histoires d'amour en France,
Ce sont les ingrédients de l'art magique !
Et le vent fignole ses mélodies,
Sur une herbe chatoyante et gâteuse,
Siestons là, dans ce tableau bienséant,
Ce, avant d'avoir la bouche pâteuse.
Molière, Racine, Baudelaire,
Tous ont cueilli l'instant de leur présent,
Suis-les ! Que l'obscurité s'éclaircisse !
Et qu'ainsi, tes yeux donnent en luisant.
Là, les désirs profanes s'éclipsent,
Pendant que le Temps suinte un sang vermeil,
Langoureusement, les heures se lissent,
Puis, restent à lézarder sous le Soleil.
Caché dans une coquille de mer,
Vacillant au flux du tiède ressac,
Mon cœur cherche d'où vient ce goût amer,
Comme un mauvais vin ou un cul-de-sac.
La délivrance est proche et la Vie lente,
Il est l'heure de sortir du camp,
Je vois au loin une femme indolente,
Reconnaissable d'un coup, lisant Kant.
Je m'approche d'elle, doucement et
Je lui balance mon meilleur disque,
Elle ne réagit pas, elle fait
La maline, Carpe Diem est un risque.
