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Le songe devant la Mort
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Voici que la camarde, encor nimbée de nuit,
Paraît furtivement sur le pas de mon huis ;
Face à cette inconnue, douée d’un faux sourire
Je sens ployer mon col et mes genoux fléchir

La faucheuse en allée, mon vieux corps se redresse ;
Qu’est-ce après tout la mort qu’un filet dans la Presse
Tandis que l’âme fuit vers un monde lointain
À travers la clarté d’éblouissants matins.

Guidée par cet espoir dont mon esprit s’abreuve,
Je tisse un au-delà digne de cette épreuve
Avec un vétéran du monde souterrain ;
Il s’est forgé un nom de sa plume d’airain
En semant son vélin d’impalpables joyaux, 
Et m’accorde parfois de fugaces signaux.

S’il n’y a que Néant , nous aurons en partage
Un silence divin sur le même nuage.
S’il est une autre vie, nous aurons en commun
La paix de l’âme offerte aux peuples de défunts,
Un bien-être éternel sous une courtepointe
Dans une inséparable et amoureuse étreinte.
La vie n'est elle-même qu'un songe ... dont nous nous réveillons à la mort. (Blaise Pascal)

© Poème posté le 11/01/2025 par Cardaline

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