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Poème écrit par Victorsobera

Quatre murs

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Quatre murs

Quatre murs un sol un plafond
Quatre murs pour seul horizon
Il y a cet homme qui a croisé un instant
La route de ma vie la route de mon enfant
Je n’ai pas vu qu’il vivait dans la fange
Et qu’Il a blessé abimer mon petit ange
Alors je laisse mon diable prendre le dessus
Et je le tue pour qu’il ne bouge plus

Il est mort tombé sur le sol
Il est mort il a pris son envol
Vers l’enfer d’où il n’aurait jamais dû sortir
Les sirènes la police les menottes
Dans ma cage je suis seul je grelote
Le procès avocats juges jurés
Des cris des pleurs je suis désolé

Pourquoi j’ai fait ça
Pourquoi je n’ai pas attendu
Maintenant je ne suis plus là
Le temps reste suspendu
Pourquoi j’ai fait ça
Vous êtes seules maintenant toutes les trois
Si seulement j’avais su
Je ne vous aurais pas perdu

Quatre murs le froid le vent
Quatre murs je deviens dément
Cela fait plusieurs mois que je suis en prison
Petit à petit je pers la raison
Tout seul je n’ai plus de mémoire
Sans papier sans crayon sans l’espoir
Je regarde l’horizon mur du fond noirs
Les cloisons deviennent un étouffoir

Un pas et un nouveau en longues enjambées
Deux mètres sur un, la surface pour rêver
Je ferme les yeux me pose pour écouter
J’entends le caniveau, la mer d’évadé
On me fait sortir une fois par semaine
Je prends l’air frais entravé par ma chaine
Je suis un combattant sans bataille, démoli
Je me sens minable sale tout petit

Pourquoi je reste la
A me contenter de subir ma vie
Je vis comme pauvre rat
Je vis comme une petite fourmi
Pourquoi je reste la
Car jamais je ne pourrais
Revoir même juste une fois
Mes soleils mes amours mes bébés

Quatre murs éternels sans saison
Quatre mur devenu ma maison
Pour la première fois j’ai reçu une lettre
Du ciel bleu au coin de ma fenêtre
Peut-être que je peux maintenant rêver
Que je peux sortir d’ici et m’évader
Que la vie est possible au dehors
Qu’elles m’aient pardonné sans remord

Si je sors d’ici il faut que je sois beau
Que j’efface les traces de mon fardeau
Je vais entrainer mon âme et mon corps
Je vais me faire mal éloigner la mort
Quand je serai devant elles bien droit
J’espère qu’elles seront là toutes les trois
Et que ma honte aura diminué
Et que je pourrai dans mes bras les serrer

Le ciel bleu sort la tête au milieu des nuées
Les oiseaux font la fête chantent en chœur c’est l’été
Dans les champs les bêtes garnissent leurs greniers
Et moi je vous regarde, je suis libéré

Tous droits réservés © Poème posté le 13/12/2024 par Victorsobera

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